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Mali

Mali: tensions à l’approche de la signature d’un accord de paix

L'armée malienne (ici à Kidal à l'été 2013) va-t-elle profiter du nouveau rapport de force à Ménaka pour reprendre la ville?
© AFP PHOTO / KENZO TRIBOUILLARD

Dans le nord du Mali, la tension monte sur le terrain à mesure que la date fixée pour la signature d'un accord de paix, le 15 mai prochain, approche. Lundi 27 avril, des groupes armés pro-gouvernementaux se sont emparés de la localité de Ménaka, jusqu'alors aux mains des rebelles. Mardi, ce sont les rebelles qui ont tiré sur des véhicules de la mission des Nations unies, par erreur, puisqu'ils pensaient tirer sur l'armée malienne. Ces derniers événements pourraient mettre le feu aux poudres. Ce que craint le gouvernement malien.

L'armée malienne profitera-t-elle du nouveau rapport de force à Ménaka pour prendre le contrôle de la ville ? Alors que les rebelles menacent les soldats maliens à Tombouctou, les autorités envisagent-elles de partir ou de combattre ?

« Que je sache, les instructions des autorités sont très claires », répond Choguel Maïga, le porte-parole du gouvernement malien. « Pour l’instant, la position officielle de notre gouvernement est de s’en tenir à ses engagements : l’accord de cessez-le-feu, l’accord de cessation des hostilités. Pour lui, il n’est pas question pour l’armée malienne d’être mêlée ni de près ni de loin à une reprise des hostilités. Les positions des uns et des autres doivent être gelées », précise-t-il.

La reprise des hostilités condamnée par le gouvernement

Qu'il s'agisse des milices affirmant soutenir Bamako ou des groupes rebelles, le gouvernement malien souhaite se démarquer de cette reprise des hostilités qu'il condamne et qui ne correspond pas aux intérêts du Mali.

« L’un des justificatifs principaux de la continuation de la crise, c’est qu’il y a des forces organisées qui ne veulent pas de la paix. Et ces forces se trouvent essentiellement dans les milieux des narcotrafiquants, des crimes organisés et de tous ceux qui se livrent à des activités illégales », analyse le porte-parole du gouvernement malien.

L'objectif affiché par les autorités maliennes reste donc inchangé : la signature de l'accord de paix le 15 mai prochain.

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