Republier
Mali MNLA

Mali: manifestations à Bamako et combats dans le nord-ouest

Dans les rangs de la manifestation de samedi 2 mai à Bamako, demandant la «libération» de Ménaka.
© AFP PHOTO / HABIBOU KOYATE

Des groupes rebelles ont pris samedi le contrôle de Diré, dans le nord-ouest du pays, avant d’être repoussés par l’armée malienne. A Bamako, au même moment, se tenaient une marche de soutien à Ménaka et un meeting « pour la paix ».

Place de l’Indépendance, à Bamako, le rassemblement « Solidarité pour Ménaka » a réuni des habitants de Ménaka, mais aussi des Bamakois et des députés. Des manifestants qui ont expliqué être venus « défendre le Mali et montrer l’intégrité du Mali ». Un autre explique être venu « pour soutenir Ménaka ». A la fin de la marche, les manifestants ont demandé le « déploiement rapide de l’administration malienne à Ménaka » et lancé un appel au dialogue et à la paix.

C’est également au nom de la paix que plusieurs milliers de Maliens se sont retrouvés samedi après-midi dans un stade de Bamako. Un rassemblement auquel ont participé des religieux et des représentants de la société civile, parmi lesquels Mahmoud Dicko, président du Haut Conseil islamique du Mali, ainsi que le célèbre prêcheur malien Cherif Ousmane Haïdara. Ce dernier a insisté sur l’unité nationale, le pardon et la réconciliation.

Combats à Diré

Au même moment, samedi, des combats ont eu lieu dans le nord-ouest du pays. Les rebelles touaregs du MNLA ont occupé brièvement la ville de Diré, à 120 kilomètres de Tombouctou, avant d’être délogés par l’armée régulière. Il y a eu des échanges de tirs entre combattants du MNLA et soldats maliens, et les rebelles seraient repartis avec plusieurs véhicules de l’administration malienne. Aucun bilan n’était disponible, dimanche dans la matinée.

Un nouvel épisode violent qui intervient déjà dans un contexte déjà tendu. La ville de Ménaka a été prise il y a deux semaines par des combattants du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), qui en ont revendiqué la prise de contrôle mardi 21 avril. En début de semaine dernière, le Gatia, une milice pro-Bamako, est intervenu et a pris le contrôle de la ville, le mardi 28 avril.

Jeudi 30, le MNLA a de nouveau lancé une attaque, cette fois contre une autre localité du nord du Mali : Bintagoungou, dans le nord-ouest de Tombouctou. Plusieurs personnes ont été enlevées. Le maire de Bintagoungou, interrogé par RFI a fait état de la crainte des habitants qui fuient la ville, et affirmé qu’après le départ des rebelles, l’armée n’est pas revenue.

Un contexte qui a fait réagir le Conseil de sécurité de l’ONU, qui a exigé vendredi la « cessation immédiate des hostilités » donnant aux différentes parties jusqu'au 15 mai pour trouver un terrain d'entendre. Une mise en garde ferme, disant « considérer le vote de sanctions ciblées contre les parties ne respectant pas le processus de paix ».

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.