Législatives au Bénin: la victoire du parti de Boni Yayi confirmée

Les FCBE, qui supportent le président Boni Yayi, ont remporté les élections législatives du 26 avril.
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Une semaine pile après les élections législatives, la Cour constitutionnelle a donné les résultats définitifs, dimanche 3 mai dans la soirée. Des résultats sous réserve de réclamations qui pourraient entraîner des invalidations. Avec 33 députés sur 83, les FCBE, Forces cauris pour un Bénin émergent, l'alliance qui soutient le président Boni Yayi, restent la première force politique du pays, mais elles perdent du terrain. En face, l'opposition est très morcelée. 

Les résultats de la Cour constitutionnelle sont très proches des tendances données par la Commission électorale nationale autonome, il y a deux jours, vendredi 1 mai. Les Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) gagnent un siège par rapport au décompte de la Céna et passent à 33. Elles perdent néanmoins des sièges, puisqu’elles en avaient 41 sièges dans la précédente Assemblée.

Le principal parti d'opposition, l'Union fait la Nation, se retrouve avec 13 députés, soit deux de moins que dans les résultats de la Céna.

Pas de changement, par contre, pour les résultats concernant le Parti du renouveau démocratique (10 sièges) et l'alliance RB-RP (7  sièges). Des scores correspondant à ce qu'avait dit la Commission électorale le 1er mai. 

Ces trois partis, qui étaient réunis sous la même bannière dans la précédente Assemblée, restent globalement au même niveau. Le Reso Atao, parti très implanté dans la partie est de Cotonou, s'est vu attribuer un siège qu'il n'avait pas eu à la Céna, ce qu'il avait contesté. Les 19 autres sièges se répartissent entre six formations. 

Pas de révision de la Constitution

Le Parlement est donc éclaté et le jeu des alliances va commencer, dans la plus pure tradition politique béninoise. Comme pour obtenir le poste de président de l'Assemblée nationale. Et à ce jeu-là, on peut se demander si, et comment, les FCBE tireront leur épingle du jeu, alors que l'on est à dix mois de l'élection présidentielle. 

Quant au projet de révision de la Constitution, devenu un enjeu majeur de ces élections, il devrait rester au fond des tiroirs du Parlement. L'opposition soupçonnait le président Boni Yayi de vouloir faire sauter le verrou des deux mandats non renouvelables. Des accusations que le chef de l'Etat avait balayé, déclarant le jour du scrutin qu'il ne serait candidat à rien.