Congo: le Front contre la réforme constitutionnelle ne désarme pas

C’est à Pointe-Noire que l’opposition du Congo-Brazzaville s’est retrouvée pour dire non au changement de la Constitution, le 3 mai 2015.
© RFI/Sayouba Traoré.

L'opposition du Congo-Brazzaville appelle une nouvelle fois le président Denis Sassou-Nguesso à ne pas toucher à la Constitution. Les opposants, rassemblés au sein d'un Front pour le respect de l'ordre constitutionnel et l'alternance démocratique, se sont réunis dimanche à Pointe-Noire, la capitale économique du pays. Un lieu symbolique, puisque c'est là que, le 26 avril dernier, que le fils du président et les associations qu'il parraine avaient appelé à l'émergence d'une nouvelle République.

C’est par l’hymne national « La Congolaise » que les leaders de l’opposition et leurs militants ont bouclé leur meeting à la place de la République de Pointe-Noire. Le lieu, bien quadrillé par la police, n’a pas pu contenir la foule. Ceux qui ont pris la parole, Guy Romain Kinfoussia, Clément Mierassa, Pascal Tsaty Mabiala et Paul-Marie Mpouele ont dit non au changement de la Constitution et au référendum. Ils ont réclamé plutôt une gouvernance électorale pour un scrutin présidentiel apaisé en 2016.

L’opposant Jean Ngouabi a eu le même langage : « Nous avons prouvé qu’il y a des problèmes, des problèmes de gouvernance électorale qu’il faut régler avant qui que ce soit. »

Dans la foule, les autres militants étaient sur la même ligne. « Voir que le peuple se mobilise pour dire non au changement de la Constitution, je partage entièrement ça, parce que, comme on l’a dit ici, 32 ans de pouvoir, ça suffit », explique un homme qui ajoute :  « Je suis déjà très sensible au fait que le peuple a été mobilisé. Malgré tout ce qui a été fait pour démoraliser les gens, pour que les gens ne viennent pas au meeting, il y a eu beaucoup de gens qui sont venus et c’est vraiment une dynamique qui prouve que les gens ont dépassé la peur ».

Le meeting de l’opposition n’a pu se tenir qu’après moult réunions et explications entre les opposants et les autorités policières et administratives de la ville océane.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.