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RCA Seleka

Forum de Bangui: les ex-Seleka envisagent le désarmement

Les participants aux débats sur la paix et la sécurité en RCA, lors du Forum de Bangui, le 6 mai 2015.
© RFI/Laurent Correau

Le Forum de réconciliation de Bangui se poursuit en RCA. Les délégués présents dans la capitale sont entrés dans le vif du sujet mercredi avec au programme, notamment, des discussions sur la paix et la sécurité. Un aspect auquel l’ex-rébellion Seleka porte particulièrement attention.

Le processus de désarmement-démobilisation-réinsertion (DDR), au sein de l'ex-Seleka, on y a déjà bien réfléchi. Les trois tendances de l’ancienne rébellion se disent prêtes à participer à un tel programme.

Selon Abdoulaye Hissène, le vice-président du Rassemblement pour la République (RPR), il faut nécessairement que certains ex-rebelles puissent être intégrés dans les forces armées et de sécurité : « Toutes les ex-coalitions Seleka sont prêtes à rendre les armes si, je vous dis bien si leurs conditions sont remplies. Ils disent "il faut qu’on nous accepte dans l’armée centrafricaine". On va trier, celui qui est capable d’assimiler la responsabilité de l’armée, il va [y] aller. Celui qui est vraiment inacceptable, on le démobilise et il regagne sa famille. »

Abel Balénguélé, le coordonnateur adjoint du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) insiste lui sur la dimension « développement » de ce processus de désarmement. Il faut, dit-il, que les combattants ne soient pas les seuls à bénéficier des retombées du programme : « Il faut que le DDR prenne en compte tous les besoins du village, de l’environnement, pas uniquement des combattants. Si vous ne vous occupez pas de tout le village, vous allez créer des ressentiments, vous allez créer des crispations. On aura créé d’autres problèmes. »

Du côté de l'Unité pour la Centrafrique (UPC), on insiste par ailleurs sur la nécessité d’associer les groupes armés à la conception même du processus de désarmement. Il ne faut pas, explique le porte-parole de cette tendance, le capitaine Amahat Nedjad, que les combattants soient mis devant le fait accompli et qu’on leur propose une formule, sans en avoir discuté avec eux.

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