Recrudescence de la méningite au Niger

Un enfant pris en charge dans un centre de santé, au NIger en avril 2010
© AFP/BOUREIMA HAMA

La méningite fait des ravages au Niger. Niamey la capitale est la zone plus touchée avec 135 décès. Les vaccins manquent. Les responsables sanitaires du pays mènent des campagnes de sensibilisation.

De plus en plus de voix s’élèvent pour réclamer plus de vaccins contre la méningite au Niger. Sur l’ensemble des huit régions du pays, 265 décès sont enregistrés.

A elle seule, la capitale Niamey enregistre 135 décès, ce qui crée la panique auprès de ces jeunes : « On n’a pas été vaccinés parce que jusqu’à présent, les agents qui s’occupent de la vaccination n’ont pas fait du tout de passage dans notre quartier. Et c’est vraiment dommage parce que les enfants sont en train de crever. (...) Dans notre établissement jusqu’à maintenant, les équipes de vaccination ne sont pas venues. Dans nos établissements aussi, il y a des cas de méningite, les élèves sont en train de mourir. Nous nous inquiétons », témoignent des habitants.

Dans certaines grandes pharmacies, les vaccins sont arrachés à prix d’or, plus de 13 000 francs CFA la dose, un peu plus de 20 euros, ce qui est hors de portée du citoyen lambda. Alima fait partie des privilégiés qui ont pu débourser cette somme : « Il y avait mes enfants qui n’avaient pas été vaccinés. On est parti se faire vacciner et c’était vraiment cher, parce que la dose, on l’a payée à 13 200 francs ».

Malgré la mobilisation de l’Etat et de ses partenaires, la pénurie persiste. 50 % des besoins sont déjà arrivés à Niamey, assure pourtant le ministre de la Santé publique, Mano Aghali : « Grâce à ces premières livraisons, une campagne de riposte vaccinale dans 600 écoles des trois districts sanitaires –Niamey 1,2 et 3-, a déjà eu lieu. Ces vaccinations se prolongent dans les établissements scolaires et les quartiers de la capitale, ainsi que dans les districts sanitaires de Gaya, Doutchi et Kollo ».