Le chef des rebelles ADF, Jamil Mukulu, interrogé en Tanzanie

Des civils sont déplacés en prévision des combats des FARDC contre les rebelles de l'ADF dans l'est de la RDC, le 18 janvier 2014.
© AFP PHOTO / ALAIN WANDIMOYI

L'Ouganda a demandé à la Tanzanie l'extradition du chef rebelle Jamil Mukulu. Une délégation de policiers ougandais est en ce moment à Dar es-Salaam pour procéder à son interrogatoire et éventuellement son transfert si la Tanzanie l'accorde. Mukulu est le leader du groupe rebelle ougandais d'obédience islamiste ADF qui sévit surtout dans le nord-est de la RDC. Il a été arrêté le mois dernier en Tanzanie sur dénonciation. Ses multiples camouflages ont donné du fil à retordre aux enquêteurs.

Jamil Mukulu est un personnage difficile à identifier. Sur la fiche de recherche d'Interpol, il apparaît sous neuf fausses identités et nationalités différentes. Tantôt kenyan, tantôt tanzanien ou même britannique, l'homme est un champion de la métamorphose. Il est chauve et imberbe sur un faux passeport, moustachu sur un autre, ou bien barbu, avec ou sans lunettes.

Le vrai Jamil Mukulu a 51 ans, il est né en Ouganda. Etudiant contestataire chrétien dans les années 1980, il se convertit à l'islam dans sa version la plus radicale. Il fera de la prison en Ouganda dans les années 1990, avant de rejoindre le groupe rebelle ADF dont il deviendra le chef il y a huit ans. On le soupçonne de s'être entraîné en Afghanistan et au Pakistan.

Il était recherché pour des attentats et des meurtres en Ouganda. Mais c'est surtout en RDC dans la région de Beni au Nord-Kivu que, sous ses ordres, les rebelles ADF ont fait preuve d'une grande cruauté, avec notamment des massacres et mutilations de femmes et d'enfants dans deux villages en décembre 2014. C'est encore aux ADF que l'on attribue l'attaque d'un convoi de l'ONU qui a coûté la vie à deux soldats tanzaniens mardi dernier.

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