Niger: l’échange de renseignements au cœur du G5 du Sahel

Des soldats nigériens patrouillent dans le nord du Nigeria, sur les traces de Boko Haram.
© AFP PHOTO / PHILIPPE DESMAZES

Les ministres chargés de la sécurité intérieure des pays du Sahel ont rendez-vous à Niamey, ce jeudi 14 mai. Ce sera la deuxième rencontre de ce genre depuis la création, l'an dernier, du G5 régional. La Mauritanie, le Mali, le Niger, le Tchad et le Burkina Faso ont décidé de s'unir au sein de cette nouvelle organisation régionale, le G5 du Sahel ou G5S pour mieux coordonner leurs politiques de développement et de sécurité. Au menu de cette deuxième rencontre : la lutte contre le terrorisme et l'immigration clandestine.

Avec des groupes armés toujours actifs sur leur territoire et Boko Haram aux portes de la région, la lutte contre le terrorisme est l'une des priorités des pays du Sahel. L'accent devrait être mis ce jeudi sur l'échange de renseignements. Cet échange concerne les pays sahéliens, mais aussi des partenaires plus lointains. Des représentants égyptiens, français, espagnols et de l'Union européenne sont également présents.

Pour Bernard Cazeneuve, le ministre français de l'Intérieur, « l'échange d'informations peut nous permettre de démanteler des groupes qui projetteraient de commettre des attentats, dans la bande sahélo-saharienne comme en Europe ». L'intérêt est donc commun.

Mais le Sahel est aussi une zone de transit des migrants clandestins. 50 à 60% de ceux qui traversent la Libye vers l'Europe passent par la région. Soutenu par les pays du Nord, le G5S veut donc renforcer le contrôle de ses frontières et essayer de stabiliser ses flux. Ils souhaitent aussi dissuader, ceux qui relèvent de l'immigration économique, de tenter une dangereuse traversée en les aidant à s'insérer dans leur pays d'origine. Un travail qui s'inscrit dans le long terme.

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