Mali: qui tient la localité de Ménaka?

Manifestation de soutien à la population de Ménaka, le 2 mai à Bamako.
© AFP PHOTO / HABIBOU KOYATE

Au nord du Mali, la localité de Ménaka est tombée fin avril dernier entre les mains des groupes armés pro-gouvernement malien. Depuis, elle est quasiment inaccessible et peu d'informations circulent. Que se passe-t-il à Ménaka ? Quelles sont les forces présentes sur le terrain ? Eléments de réponse.

Il est difficile de savoir ce qui se passe à Ménaka de Bamako, les communications officielles étant coupées. Mais selon différentes sources sur place, la situation est plutôt volatile. Les populations vivent davantage terrées dans les maisons que dehors. La ville est toujours sous le contrôle de deux forces : les casques bleus de la mission de l’ONU et les groupes armés pro-gouvernement malien, notamment composés de combattants touaregs et arabes.

D’après les informations de RFI, l’un des hommes forts de Ménaka aujourd’hui s’appelle Yoro. Officiellement, il est membre de la branche du mouvement arabe de l’Azawad, allié du Mali, mais lors de l’occupation du Nord par les jihadistes en 2012, Yoro, ou encore Yero, était plutôt proche du Mujao.

A l’intérieur de Ménaka, on retrouve également l’armée malienne dans un camp selon certains, dans les artères de la ville selon d’autres.

Non loin de la ville, à quelques dizaines de kilomètres, se trouvent aussi les troupes de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA). Elles tentent de reprendre, pour le moment sans succès, la localité d’où elles ont été chassées fin avril. La CMA est accusée de bénéficier de soutiens de troupes venues de la Libye, ce qui n’est pas confirmé de source indépendante. Les combats entre les deux camps ont fait des victimes, mais le bilan reste contradictoire.