Au Burundi, politiques et société civile aux côtés des manifestants

Au Burundi, les manifestants continuent leur mobilisation contre un troisième mandat pour le président Pierre Nkurunziza, le 19 mai 2015.
© REUTERS/Goran Tomasevic

Au Burundi, malgré le coup d’Etat manqué, la contestation ne faiblit pas contre le troisième mandat du président Pierre Nkurunziza. Malgré la répression, des milliers de personnes ont encore manifesté, ce mardi, dans plusieurs quartiers de Bujumbura et notamment à Musaga où des politiques et des membres de la société civile se sont joints au rassemblement.

Mardi, les manifestations se sont donc poursuivies dans plusieurs quartiers de la capitale du Burundi, Bujumbura. A Musaga, les jeunes ont reçu la visite de plusieurs personnalités politiques et de la société civile qui ont marché en tête du cortège. Côté politique, il y avait pour le Frodebu, le Front pour la démocratie du Burundi, l’ancien vice-président de la République, Frédéric Bamvuginyumvira, le président de l’Union pour la paix et le développement (UPD), Fedi Feruzi. Pour les Indépendants de l’espoir, la coalition d'Agathon Rwasa, Charles Nditije, le député Popo Mudugu. Pour le Mouvement pour la réhabilitation du citoyen (MRC), Eric Nkenguburundi. Pour la société civile, Me Dieudonné Bashirahishize.

Ce n’est que la deuxième fois depuis le début de la contestation, il y a trois semaines, que les manifestants reçoivent la visite de personnalités qui s’opposent au troisième mandat du chef de l'Etat. Des rivaux politiques qui, expliquent-ils, se sont mis d’accord sur l’idée que le président Nkurunziza ne devait pas se représenter. La manifestation a été rapidement interrompue, les jeunes ont appris que plusieurs de leurs camarades avaient été arrêtés à Kanyosha, non loin de Musaga, et ils voulaient partir les libérer.

Finalement, un rassemblement a été improvisé sur une place de marché. Chacun a dit un mot. Messages de soutien, appels à poursuivre les rassemblements et surtout à éviter toute violence. Si certains manifestants ont préféré retourner à Kanyosha, un bon millier est resté là, réagissant, applaudissant les discours. Et le rassemblement s’est terminé par l’hymne national entonné par les jeunes et repris par leurs aînés.

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