Guinée: Cellou Dalein Diallo rencontre le président Alpha Condé

Alpha Condé (g.) et Cellou Dalein Diallo (d.) lors d'une précédente entrevue, le 12 octobre 2010 à Conakry.
© AFP / Cellou Diallo

Le président de la République guinéenne reçoit, ce mercredi, le chef de file de l'opposition. Le but de cette rencontre est de mettre un terme à la crise politique qui secoue le pays à l'approche de l'élection présidentielle d'octobre prochain. L'opposition réclame la tenue des élections locales avant la présidentielle ainsi qu'une refonte de la Commission électorale.

Les pessimistes diront que l’on ne doit pas espérer grand-chose de cette rencontre. Certains opposants confiaient à RFI ce matin qu'ils n'attendaient rien de cette rencontre entre le président et le chef de file de l'opposition, tant les positions exprimées ces dernières semaines par les uns et les autres semblent figées.

Les moins pessimistes parient sur une perspective de dialogue. Dans tous les cas, ce sont plutôt les diplomates qui pensent ainsi. Il est vrai que du côté  de la présidence, on souhaite une reprise du dialogue, ne serait-ce que pour que l'opposition mette un terme au cycle de marches, de journées villes mortes et de manifestations qui ont perturbé le pays ces derniers mois.

Vers une modification du calendrier électoral ?

L'opposition veut bien dialoguer, mais ne veut pas perdre son temps en débats stériles. Et l'un des messages que souhaite passer Cellou Dalein Diallo au président Alpha Condé, est de demander que le dialogue s'accompagne d'une suspension des travaux de la Céni, la Commission électorale. L'opposition, qui ne compte plus que 3 représentants sur 25 au sein de cette Commission électorale, ne fait plus confiance à son président pour conduire un processus honnête et transparent.

Reste le point central : la demande de l'opposition que l'on en revienne au calendrier électoral initial, c'est-à-dire à la tenue des élections locales avant la présidentielle. Alpha Condé a déjà fait savoir qu'il ne le voulait pas, ce serait créer un vide institutionnel dangereux, argumente-t-il. Et sur ce point, peu d'avancées sont à attendre de la rencontre entre les deux hommes.

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