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Niger

Niger: inquiétude après l’arrestation d’un membre de la société civile

Au Niger, Moussa Tchangari, le secrétaire général d'Alternative espaces citoyens, est toujours détenu à la brigade antiterroriste de Niamey.
© Miguel Salmeron

Au Niger, Moussa Tchangari, le secrétaire général d'Alternative espaces citoyens, est toujours entendu à la brigade antiterroriste à Niamey. Ce représentant de la société civile a été interpellé lundi 18 mai, à la mi-journée, alors qu'il rendait visite à huit chefs de villages de la région de N'Guigmi, eux-mêmes interpellés quelques jours auparavant.

Cette arrestation d’un membre de la société civile inquiète au Niger. Moussa Coulibaly, le président du conseil d'administration d'Alternative espaces citoyens, ne cache pas sa stupéfaction : « La seule chose qu’on lui reproche à l’heure actuelle, serait d’avoir donné une interview à RFI, en langue haoussa, dans laquelle il donnait son opinion sur l’interpellation de certains chefs de village de la région de N'Guigmi. On ne peut pas criminaliser une opinion, qualifier une opinion d’un citoyen de criminelle. Il n’y a aucune infraction légale à ce qu’un citoyen puisse donner son opinion sur une question donnée qui concerne l’ensemble de la nation. »

Pour le chercheur d’Amnesty International Gaëtan Mootoo, spécialiste des droits de l'homme en Afrique, Moussa Tchangari est un prisonnier d'opinion et doit être libéré immédiatement : « Il ne faudrait pas que cette lutte contre les groupes armés se fasse au détriment des défenseurs des droits de l’homme. Les défenseurs des droits de l’homme ont également critiqué les exactions de Boko Haram contre la population civile. Et ces mêmes défenseurs étaient présents et ont effectué notamment une mission de recherche sur la situation difficile des déplacés. Et dans le rapport qu’ils ont fait, ils faisaient des recommandations avec lesquelles Amnesty est en total accord, notamment sur la question de libre circulation des personnes. »

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