Soudan du Sud: des champs pétroliers en ligne de mire des rebelles

Vue aérienne de la ville de Malakal, au Soudan du Sud, capitale de l'Etat du Haut-Nil, d'où provient la majeure partie de la production pétrolière nationale.
© AFP PHOTO/SIMON MAINA

Au Soudan du Sud, après la prise de la ville de Malakal, dimanche dernier par une coalition rebelle, ce sont désormais les champs pétroliers de Paloich qui sont dans le collimateur des forces rebelles. Celles-ci avançaient ce mardi vers cette localité avec pour objectif de mettre la main sur l'exploitation pétrolière. La reprise des combats, en avril dernier, entre les forces loyales au président Salva Kiir et celles de Riek Machar a des conséquences humanitaires immenses pour les populations civiles, selon les Nations unies qui dénoncent les viols et les exécution massives.

Les combats font rage dans deux Etats du Soudan du Sud. Dans l'Etat d'Unité, les forces loyalistes poursuivent leur offensive entamée fin avril en direction de Leer, la ville natale du rebelle Riek Machar, poussant des centaines de milliers de personnes à fuir face à l'avancée des soldats. Les Nations unies dénonçaient lundi les incendies de villages, le pillage de l'aide humanitaire, les viols et les assassinats de civils.

Dans l'Etat du Haut-Nil, la situation est plus confuse. Après le retournement du chef de guerre Johson Olony en faveur des rebelles de Riek Machar, la ville de Malakal est tombée dimanche aux mains des rebelles. Une ville désormais totalement vidée de ses habitants, selon un travailleur humanitaire.

Hier, mardi, le porte-parole de l'armée annonçait que les forces loyalistes continuaient à se battre pour reprendre le contrôle de Malakal tandis que les forces rebelles affirmaient au contraire être déjà en mouvement en direction du Nord, vers les champs pétroliers de Paloich. Les rebelles, qui ont appelé les compagnies pétrolières à évacuer leur personnel, veulent couper la production pétrolière afin d'asphyxier un peu plus le régime de Salva Kiir.