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Burundi médias

Burundi: le patron d’une radio privée entendu par la justice

Innocent Muhozi (D) ressort libre de sa convocation par le ministère public, Bujumbura, Burundi, le 22 mai 2015.
© RFI/DT

Au Burundi, les manifestations ont repris ce vendredi matin dans quelques quartiers de Bujumbura. La contestation se poursuit donc alors que ce jour, le patron de Radiotélévision Renaissance, un média privé qui avait été détruit durant le coup d’Etat manqué, devait être auditionné au parquet.

Au bout de quatre heures d’interrogatoire, Innocent Muhozi est ressorti libre de sa convocation. Le ministère public l’a entendu dans le cadre de l’enquête sur la tentative de putsch. Plus précisément, le parquet a longuement interrogé le directeur de la Radiotélévision Renaissance sur la diffusion par son média du message du général Godefroid Niyombaré annoncent la destitution du président Nkurunziza, mercredi dernier.

A ce stade, le patron de ce média privé ne pense pas faire l’objet de poursuites tout en n’excluant pas totalement un tel scénario. « Une enquête est en cours, j’espère, a-t-il dit que je ne serai pas poursuivi, car nous n’avons fait que notre métier de journaliste ».

En tous les cas, le patron de Renaissance a bien précisé que l’interrogatoire n’avait pas porté sur sa personne ou ses prises de position publique ces derniers jours, mais uniquement sur la diffusion de ce message, que d’autres médias que le sien ont d’ailleurs diffusé.

Innocent Muhozi est le seul patron de média radiotélévision privé indépendant à ne pas avoir choisi de se cacher ou de fuir à l’étranger depuis la tentative de coup d’Etat raté. Régulièrement, il explique que c’est la police qui a détruit les locaux de son média, ce que les autorités contestent.

Innocent Muhozi avait également reproché au gouvernement de lui empêcher l’accès aux locaux de sa Radiotélévision Renaissance. Le porte-parole de la présidence lui a répondu qu’il s’agissait d’abord de réaliser un inventaire des destructions actuellement au Burundi. Seule la Radio Télévision Nationale Burundaise, média d’Etat, est en mesure de diffuser ses programmes. Les cinq médias privés, dont un pro-régime – il faut le rappeler – ont été détruits et n’émettent plus depuis une semaine.

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