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Ethiopie

Elections en Ethiopie: victoire sans appel de la coalition au pouvoir

Merga Bekena, le président de la Commission électorale lors de la lecture des résultats partiels des législatives le 27 mai 2015 à Addis-Abeba.
© AFP PHOTO /ZACHARIAS ABUBEKER

En Ethiopie, les premiers résultats partiels des législatives de dimanche dernier ont été annoncés mercredi. Et pas de surprise : le parti au pouvoir et ses alliés directs ont raflé 442 sièges soit 100% des élus connus. La majorité absolue leur est d'ores et déjà acquise et il est fort possible que les 105 sièges encore à pourvoir tombent aussi dans leur escarcelle. Durant la campagne, l'opposition a dénoncé les persécutions dont elle est victime, mais le régime disposera donc des pleins pouvoirs pendant cinq ans de plus.

Le régime avait promis une ouverture démocratique, mais il avait aussi prévenu que ses succès économiques depuis dix ans lui garantissaient une victoire écrasante. Ce fut confirmé à l’écoute des résultats égrenés région par région par le président de la Commission électorale, Merga Bekena. « A Addis-Abeba, sur un total de 23 sièges, les 23 sièges seront occupés par l'EPRDF [Front démocratique révolutionnaire des peuples éthiopiens, ndlr] », a-t-il indiqué.

Le parti au pouvoir rafle ainsi tout dans la capitale, même la circonscription perdue lors du précédent scrutin. C’était la seule qu’avait gagnée l’opposition au niveau national en 2010. Cette fois, l’EPRDF et ses alliés sont donc toujours en course pour un grand chelem retentissant puisqu’en province aussi ils réalisent pour le moment un score parfait. « Concernant les résultats manquants, nous devons attendre, rappelle-t-il. Je ne peux vous dire maintenant si ces sièges seront occupés par l'opposition ou par le parti au pouvoir. L'Ethiopie a un très vaste territoire, nous avions 45 795 bureaux de vote. »

Merga Bekena est procédurier, mais la domination de l’EPRDF semble s’étendre dans les moindres recoins du pays, du fait de la faiblesse des propositions de l’opposition, mais aussi parce que le système démocratique est verrouillé.

Ce mercredi, les Etats-Unis et l’Union européenne ont regretté dans des termes équivalents les restrictions subies par les opposants, la société civile et les médias. Dans le même temps, ils ont aussi estimé que le processus électoral s’était déroulé correctement.

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