Viols en RCA: la déclassification de l'enquête de l'armée en question

Le camp de réfugiés de M'Poko en Centrafrique où les abus sexuels auraient été commis.
© REUTERS/Luc Gnago

Une nouvelle étape est attendue ce jeudi dans l'enquête sur les soupçons de viols d'enfants pesants sur des soldats français engagés en Centrafrique l'année dernière. La commission consultative du secret de la défense nationale doit se réunir au sujet du rapport de commandement, l'enquête interne à l'armée. Pour rappel, lorsque les autorités françaises ont été mises au courant de ces soupçons, deux enquêtes se sont ouvertes : l'une judiciaire, l'autre militaire. Quatorze militaires français sont mis en cause par des récits d'enfants consignés par des agents de l'ONU dans un rapport confidentiel parvenu aux autorités françaises en juillet 2014.

Ce jeudi, les cinq membres de la commission consultative sur le secret de la défense nationale doivent rendre leur avis. Ils diront s'ils sont favorables ou non à la déclassification du rapport de commandement, c'est-à-dire l'enquête interne de l'armée sur les soupçons de viols sur enfants qui pèsent sur plusieurs militaires français déployés en Centrafrique l'année dernière.

Ils peuvent aussi se prononcer pour une déclassification partielle. En tout cas, leur avis est consultatif. Et le ministère de la Défense dispose ensuite au maximum de quinze jours pour annoncer sa décision. Mais le 7 mai dernier, le ministère avait affirmé qu'en cas d'avis favorable le rapport serait déclassifié et donc versé au dossier de l'enquête judiciaire.

C'est également le 7 mai dernier que le parquet de Paris, qui avait entamé une enquête préliminaire neuf mois auparavant, a annoncé l'ouverture d'une information judiciaire. Depuis, trois juges d'instruction ont été nommés et une association s'est portée partie civile.

En Centrafrique, une enquête a également été ouverte quand l'affaire est sortie dans la presse. Les autorités judiciaires et politiques centrafricaines ont d'ailleurs peu apprécié d'avoir été tenues à l'écart par les Français. La présidente de la transition Catherine Samba-Panza en a fait part mercredi à François Hollande lors de leur tête-à-tête à l'Elysée.

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