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Burkina Faso

Burkina Faso: débat autour du référendum constitutionnel

Selon Michel Kafando, président de transition, le Burkina Faso doit adopter une nouvelle Constitution, par référendum.
© AFP PHOTO/PIUS UTOMI EKPEI

Au cours de sa visite an France, le président de la transition, Michel Kafando, a estimé que le Burkina Faso doit passer à une Ve République, par l’adoption d’une nouvelle Constitution. Le nouveau texte doit être soumis à un référendum. Mais compte tenu du délai de la transition, et avec les élections d’octobre, c’est au futur gouvernement de se pencher sur la question. Une proposition diversement appréciée par la classe politique à Ouagadougou.

Selon Adama Sosso, le secrétaire général national de l’Union pour le progrès et le changement, il serait difficile, dans le cadre de la transition, de proposer un texte, de le soumettre à un référendum et de respecter le calendrier électoral.

« Si on le fait maintenant, le calendrier électoral va être modifié. Cela va créer des problèmes, parce que le report des élections, aujourd’hui, tout le monde est d’avis qu’il ne faut pas le faire. Nous pensons qu’il faut vite sortir de la transition. »

Pour Lassané Sawadogo du bureau politique national du Mouvement du peuple pour le progrès, c’est au futur gouvernement de se pencher sur la question. Mais l’équipe de la transition pourrait asseoir les fondements de cette nouvelle Constitution

« Si cela peut n’être envisagé qu’après la transition, cela n’empêche que des réflexions peuvent déjà être engagées dés à présent pour le contenu de ces réformes. Donc autant prendre son temps et bien réfléchir sur les bases de ces réformes. Et que cela fasse partie du mandat du prochain président qui sera élu en 2015. »

Déception chez les sankaristes, qui accusent le gouvernement de transition de n’avoir pas fait des réformes une priorité durant leur mandat. Benewende Stanislas Sankara, président du Front progressiste sankariste. 

« On aurait dû en faire une priorité dés le départ. Les élections à venir pouvaient prévoir la place pour qu’on puisse effectivement aussi apprécier s’il fallait, oui ou non, une cinquième République. »

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