RCA: l'ONU enquête sur les agressions sexuelles présumées d'enfants

Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations unies, lors d'une conférence de presse à New York, le 9 septembre.
© REUTERS/Brendan McDermid

L'enquête sur les allégations de viols d'enfants par des soldats français en Centrafrique suit son cours. L'enquête interne de l'armée devrait être déclassifiée et versée au dossier judiciaire. De leur côté, les Nations unies ébranlées par cette affaire promettent à leur tour une enquête sur la façon dont le dossier a été géré par la machine onusienne.

Ban Ki-moon l'a annoncé par l'intermédiaire de son porte-parole, Stéphane Dujarric. Une enquête externe indépendante sera diligentée sur l'affaire des viols présumés commis sur des enfants en Centrafrique par des militaires internationaux. L'ONU annoncera dans les jours qui viennent à qui elle sera confiée.

Dans cette affaire, 14 militaires français ainsi que des soldats tchadiens et équato-guinéens sont mis en cause par des témoignages d'enfants, recueillis par des agents de l'ONU en 2014.

A l'époque, il n'y avait pas de casques bleus en Centrafrique, mais la machine onusienne a été très critiquée pour la façon dont le dossier a été traité. « Cela n'a pas été géré comme le secrétaire général l'aurait voulu », a reconnu mercredi Stéphane Dujarric.

Inaction une fois les premiers entretiens réalisés avec les enfants, sanction contre le fonctionnaire onusien qui a transmis le rapport préliminaire aux autorités françaises, refus de lever l'immunité de l'agent qui a recueilli le récit des enfants... Les enquêteurs français ont d'ailleurs dû se résoudre à l'interroger par écrit et n'ont reçu ses réponses qu'au bout de plusieurs mois.

Pendant ce temps à Paris, on s'achemine vers la déclassification de l'enquête interne de l'armée sur la façon dont la chaine de commandement a réagi une fois alertée. Jean-Yves Le Drian aurait donné son feu vert. On ne s'attend pas pour autant à de nouvelles révélations. Rappelons qu'aucun des militaires mis en cause, dont certains auraient été identifiés, n'a été entendu lors de l'enquête préliminaire.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.