Burkina: l'avenir du régiment de sécurité présidentielle fait débat

La garde présidentielle a été l'un des pilliers du régime Compaoré. Mais aujourd'hui, certains réclament sa dissolution.
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Au Burkina Faso, la société civile attend avec impatience les conclusions de la commission de réflexion sur l'avenir du régiment de sécurité présidentielle, le corps d'élite de l'armée burkinabè qui était chargé de la protection du président Blaise Compaoré. La commission a remis son rapport au gouvernement qui doit maintenant décider du futur rôle des quelque 1 300 hommes qui le composent. En visite à Paris, le président de la transition Michel Kafando affirme que le RSP pourrait changer de dénomination et de mission. Une proposition accueillie avec prudence par la société civile.

En attendant les conclusions du gouvernement sur l'avenir du régiment de sécurité présidentielle (RSP), des organisations de la société civile saluent déjà les propositions du président Michel Kafando. « Renvoyer le corps en tant que tel dans d’autres missions, oui pourquoi pas, acquiesce Ismaël Diallo, du Front de renforcement de la citoyenneté. Parce qu’effectivement pourquoi ce corps resterait, enserrant le palais ? Pour quoi faire ? Personne n’a besoin d’eux là-bas. Alors effectivement ils devraient avoir une autre mission ailleurs, qu’ils restent ensemble ou pas. »

Pour le porte-parole du Balai citoyen, le régiment de sécurité présidentielle ne doit plus agir comme une seconde armée au sein des forces armées nationales du Burkina, d'où sa dissolution, c'est-à-dire sa relocalisation, et la définition de ses nouvelles missions. « Nous, nous disons simplement que cette unité-là doit être sous la hiérarchie directe du chef d’état-major des armées et non sous celle du chef d’état-major particulier du président du Faso, estime Maître Guy Hervé Kam. Et nous disons aussi que cette unité-là ne doit pas avoir pour mission principale la sécurité du président. Je pense que ce n’est pas une question de changement de dénomination. Mais c’est plutôt une question fondamentale de changement des attributions donc du RSP. »

Pour la Coalition contre la vie chère, le RSP doit être démantelé et ses éléments redéployés dans les autres unités de l'armée nationale pour défendre l'intégrité territoriale du Burkina Faso.

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