Republier
Mali

Les civils de plus en plus souvent ciblés dans le nord du Mali

Une manifestation pour la «libération» de Ménaka, à Bamako, le 2 mai 2015. Cette région du nord du Mali est sous le contrôle d'une milice pro-gouvernementale depuis le 27 avril 2015.
© AFP PHOTO / HABIBOU KOYATE

C'est un assassinat qui s'ajoute à d'autres dans le nord du Mali, où les civils deviennent de plus en plus des cibles pour les belligérants. On n'avait plus de nouvelles de lui depuis plusieurs jours. Un transporteur, très connu dans la localité de Ménaka, a été retrouvé mort assassiné ce mercredi 3 juin, non loin de la ville.

La Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) affirme qu'il s'agit d'un sympathisant de la rébellion. Mais ce transporteur était plutôt proche de tous les habitants de Ménaka. Il était un peu « grande gueule », sa ligne préférée était Ménaka-Niger-Ménaka. En tant de paix, il convoyait du monde chaque jeudi à la foire de de la ville. Enlevé en début de semaine par des hommes armés, il a été retrouvé mort, assassiné, mercredi 3 juin.

Dans le conflit dans le nord du Mali, les civils sont de plus en plus pris pour cible. Ils sont accusés par des groupes armés de soutenir l’adversaire ou de faire du renseignement, quand on ne les attaque pas pour prendre leurs biens. Le 21 mai dernier, six civils dont un humanitaire ont été exécutés dans la région de Gao à la suite d’affrontements opposant la CMA et les groupes armés pro-gouvernementaux. Une enquête est ouverte.

Il y a quelques semaines à Goundam, au nord-ouest, des hommes armés ont assassiné un enfant de moins de cinq ans. Il habitait chez un parent militaire, lui-même tué. Sur le terrain, des associations de défense des droits de l’homme invitent de plus en plus les belligérants à respecter la vie des civils.


L'exécution de six civils confirmée

Six civils ont été exécutés le 21 mai à Tin Hamma, une localité de la région de Gao, dans le nord du Mali. C'est ce que confirment la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) et sa branche malienne l'AMDH. Ces faits condamnés également par les deux ONG sont survenus à la suite d'affrontements opposant la Coordination des mouvements de l'Azawad aux forces armées maliennes et aux groupes pro-Bamako. Mais les responsabilités des uns et des autres n'ont toujours pas été déterminées, précisent ces organisations.

La situation au nord du Mali est en train de s'embraser.
Florent Geel, responsable du bureau Afrique de la FIDH
04-06-2015 - Par Marie-Pierre Olphand

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.