Scandale de la Fifa: ouverture d’une enquête en Afrique du Sud

Le Soccer City Stadium de Johannesburg, qui a accueilli les matchs d'ouverture et de clôture de la Coupe du monde de football 2010.
© REUTERS/Siphiwe Sibeko

En Afrique du Sud, la police anti-corruption a confirmé ce jeudi matin qu’elle allait ouvrir une enquête préliminaire sur de possibles liens de corruption entre la Fifa et la Fédération sud-africaine de football (Safa). La justice américaine accuse l’ancien vice-président de la Fifa, Jack Warner, d’avoir reçu des pots-de-vin de Pretoria en échange de son soutien pour la candidature de l’Afrique du Sud au Mondial 2010.

Selon la police anti-corruption, il ne s’agit que d’une enquête préliminaire. Les Hawks confirment avoir reçu des documents remis par un petit parti afrikaner, le Front de la liberté. Ces documents contiendraient des informations compromettantes pour des dirigeants de Safa. Pas plus de détails ne circulent encore sur la nature de ces documents ni sur les personnes incriminées.

« Nous allons examiner ces documents, il s'agit d'une enquête préliminaire. Et ensuite, nous verrons s’il y a ou non suffisamment de preuves pour que nous puissions ouvrir une vraie enquête », explique Hangwani Mulaudzi, porte-parole des Hawks. Les Hawks précisent ne pas avoir reçu pour l’instant de demande d’assistance du FBI américain.

L’Afrique du Sud nie catégoriquement avoir payé des pots-de-vin pour obtenir l’événement sportif. Pretoria ajoutant que les dix millions de dollars auxquels fait référence la justice américaine ont été payés à un fonds de développement pour la diaspora africaine dans les Caraïbes. Un fonds approuvé par le gouvernement.

Un argumentaire qui ne convint pas Anton Alberts, du parti le Front de la liberté : « Le Parlement - où nous avons approuvé toutes les dépenses liées à la Coupe du monde - n'a jamais été informé de cette dépense. Et deuxièmement, il semblerait que même les membres de la Fifa à qui nous avons parlé n'étaient pas au courant. Donc ce projet de développement, soutenu par l'Afrique du Sud et pour lequel des fonds ont été versés, n'est absolument pas un projet officiel ».

Jeudi soir, d'autres partis politiques interpellaient les autorités sud-africaines ainsi que la Fédération sud-africaine de football dont le président Danny Jordaan ne s'est toujours pas exprimé.

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