RCA: la force française Sangaris réduit encore la voilure

Des soldats français de la force Sangaris patrouillent à Bria en RCA.
© AFP PHOTO / MIGUEL MEDINA

En Centrafrique, l'armée française poursuit son désengagement. Sangaris ne devrait plus compter que 900 hommes à la fin juin. C'est ce qu'a annoncé l'état-major ce jeudi.

Initialement prévue pour ne durer que quelques mois, la force Sangaris est déployée en Centrafrique depuis un an et demi. Depuis longtemps les stratèges français cherchent à réduire la voilure pour déployer des moyens sur d'autres théâtres, d'autant que les coûts se sont envolés en 2014. Selon un rapport de la Cour des comptes, les opérations militaires extérieures ont dépassé de 665 millions d'euros les prévisions l'an dernier.

Seulement voilà, l'armée n'a pas été aidée par les circonstances. Sangaris devait décroître à mesure que la force onusienne montait en puissance. Mais la Minusca, lancée en septembre 2014 a tardé à atteindre sa pleine capacité opérationnelle. Ce fut chose faite fin avril. 90% des 10 000 casques bleus prévus avaient été déployés et 1 500 des 1 800 policiers.

Cependant, Paris devait encore attendre la tenue du Forum de Bangui, rencontre perçue comme risquée sur le plan sécuritaire avant de renvoyer chez eux près de la moitié des soldats français présents. Cette fois, la machine est bien enclenchée. Sur les 1 700 hommes encore en Centrafrique, 900 resteront à la fin du mois. Les emprises de Ndélé et Bria ont été transférées à la Minusca. A terme, c'est-à-dire le plus rapidement possible, la France souhaiterait garder sur place 400 à 600 hommes basés à Bangui. Une force de réaction rapide susceptible d'intervenir en appui des actions des casques bleus.

A la fin du mois nous serons 900 et notre dispositif va se concentrer de plus en plus sur la capitale de Bangui.
Colonel Gilles Jarron
05-06-2015 - Par Olivier Fourt

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.