Affaire Zongo: la CADHP ordonne au Burkina de reprendre l'enquête

Un portrait du journaliste Norbert Zongo à Ouagadougou lors d'une marche du souvenir en son hommage.
© AFP/Ahmed Ouoba

La Cour africaine des droits de l'homme et des peuples ordonne au Burkina Faso de reprendre les enquêtes en vue de faire la lumière sur les assassinats de Norbert Zongo et de ses compagnons. Le journaliste avait été retrouvé calciné dans sa voiture avec ses trois compagnons le 13 décembre 1998. A l'époque, il enquêtait sur la mort du chauffeur du petit frère de l'ancien président Blaise Compaoré. Et depuis, les familles exigent la lumière sur ce quadruple assassinat.

Dans sa décision, la Cour africaine des droits de l'homme et des peuples (CADHP) ordonne aux autorités burkinabè « de reprendre les investigations en vue de rechercher, poursuivre et juger les auteurs des assassinats de Norbert Zongo et de ses trois compagnons ».

Cette décision est saluée par le mouvement burkinabè des droits de l'homme et des peuples qui lutte depuis 1998 aux côtés des familles pour faire la lumière sur ces assassinats. « Au-delà des réparations pécuniaires que nous avions demandées, ce qui nous satisfait surtout c’est la décision de la Cour qui ordonne à l’Etat burkinabè de reprendre les investigations en vue de rechercher et juger les coupables », explique Chrisogone Zougmoré, président du Mouvement burkinabè des droits de l'homme et des peuples (MBDHP).

Du côté du gouvernement, la ministre de la Justice assure que le dossier est déjà rouvert à la demande des familles et du gouvernement, et l'instruction en cours. « Je pense que c’est normal que la Cour africaine s’inquiète aujourd’hui de la situation, mais en fait le dossier a été rouvert depuis le mois de janvier, affirme Joséphine Ouédraogo, ministre burkinabè de la Justice et des Droits humains. L’instruction se poursuit et maintenant l’autre aspect, ce sont les pénalités à payer à la famille. Evidemment, l’Etat prend acte de cette décision et nous allons voir comment il faut procéder. »

« Sans interférer dans l'instruction », la ministre de la Justice promet que le gouvernement mettra tous les moyens qu'il faut à la disposition du juge pour un aboutissement du dossier Norbert Zongo.

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