Engrais frelatés au Mali: le CDR demande la démission du ministre

Une exploitation, au Mali, sur laquelle se succèdent les cultures tout au long de l’année.
© RFI/David Baché

Au Mali, l'affaire des engrais frelatés destinés aux paysans pour les cultures est loin d'être terminée. Devant les députés, jeudi 11 juin, le Premier ministre malien Modibo Keïta a déclaré qu'il n'y aura pas d'impunité sur le dossier. Le lendemain, c'était au tour d'une importante association malienne de monter au créneau. Le Collectif pour la défense de la République demande, entre autres, la démission du ministre de l’Agriculture.

Les résultats des analyses de trois laboratoires que RFI a pu consulter sont formels : des engrais fournis aux paysans maliens sont hors normes.

Le Collectif pour la défense de la République (CDR) - une association - tire la sonnette d’alarme. « Les spécialistes disent que ces engrais vont constituer des poisons qui vont affecter les sols, les récoltes et tous les être vivants aquatiques. Cela est une menace grave dont les conséquences sont difficiles aujourd’hui à percevoir et à dénombrer », a déclaré, à RFI, le porte-parole du CDR, Mohamed Youssouf Bathily.

Au Mali, l’affaire continue de faire grand bruit. « Affaire de gros sous », « irresponsabilité », « négligences graves », « résultat de luttes fratricides entre concurrents ». Les commentaires vont bon train.

Le bouillant responsable du Collectif pour la défense de la République va plus loin et réclame des démissions : « Nous demandons la démission, d’abord, du ministre de l’Agriculture. Il avait l’obligation, en vertu de l’article 222 du code commercial et général, de vérifier la conformité des produits. Ensuite, celle du président de la Chambre de l’agriculture du Mali (Apcam). Nous demandons enfin la démission du président de la Compagnie malienne pour le développement du textile (CMDT). »

Cependant, des proches des trois personnes citées affirment que celles-ci ont la conscience tranquille.

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