L'ex-banquier algérien Rafik Khalifa condamné à 18 ans de prison

Rafik Khalifa, l’ex-PDG de la banque Khalifa, devant l’un de ses avions en janvier 2001.
© Frederic REGLAIN/Gamma-Rapho via Getty Images

La justice algérienne a condamné Rafik Khalifa à 18 ans de prison ferme et une amende d'un million de dinars (environ 10 000 euros), mardi 23 juin. Le tribunal de Blida, à 50 kilomètres d'Alger, aura finalement eu raison de l'ancien dirigeant de banque.

Difficile d’analyser le sourire qu’il avait au moment où sa condamnation a été prononcée. L’ancien homme d’affaires Rafik Khalifa a échappé à la prison à vie que le procureur requérait contre lui. On l’accusait principalement d’avoir monté une banque aux taux d’intérêt très bas pour piller ses clients.

Le « Bill Gates africain » était à la tête d’un véritable empire au début des années 2000. Connu dans le monde du football pour avoir sponsorisé les maillots de l’Olympique de Marseille, apprécié dans le show-business pour avoir organisé des soirées hautes en couleurs pour fêter l’inauguration de sa chaîne de télévision, Rafik Khalifa était surtout devenu très proche du pouvoir algérien.

A l’ouverture de son procès en mai dernier, il avait promis de faire des révélations embarrassantes contre de hauts dirigeants politiques. Mais il n’a finalement rien dit, se contentant de nier les différents chefs d’accusation qui ont fini par avoir raison de lui après 40 jours de procès.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.