Vidéo d'otages: Aqmi se met au standard du groupe EI

Abdel Malek Droukdel, alias Abou Moussab Abdelwadoud, numéro un d'al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), le 24 mai 2012.
© AFP PHOTO / AL-ANDALUS

Le Sud-Africain Stephen Malcolm MacGown et le Suédois Johan Gustafson, enlevés par al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) en 2011 à Tombouctou, apparaissent dans un message vidéo diffusé par l'organisation jihadiste. Cette vidéo n'est pas datée et le lieu du tournage inconnu. Mais pour la première fois, Aqmi a décidé de radicalement changer sa manière de communiquer.

Terminés les plans fixes avec le drapeau jihadiste en fond. Aqmi, via son organe de communication Al Andalous, s'inspire dans cette vidéo de 19 minutes, des films de propagande diffusés par l'organisation Etat islamique : utilisation de plusieurs caméras, effets spéciaux, musique d'ambiance avec de puissantes basses, et scénarisation pour faire passer le message. Cette vidéo a également un titre : A trip to interview two prisoners (Un voyage pour interviewer deux prisonniers).

C'est un jihadiste, cagoulé, anglophone qui, à la manière d'un journaliste, présente les différentes séquences. Il se retrouve dans une zone désertique avec de nombreux arbustes. Les deux otages sont assis, menottés, présentés par une voix off, celle du jiahdiste : identité, âge, lieu du rapt.

Les deux otages posent les questions

Emmenés non loin, les trois hommes s'installent ensuite sur une nappe. Les deux otages posent les questions : « Avez-vous des informations pour nous ? Avez-vous des nouvelles de nos familles ? De nos gouvernements ? » ; « Y a-t-il des avancées dans les négociations ? ». Le jihadiste répond que ce sont les autorités françaises qui entravent les pourparlers.

Sur un ordinateur portable, il montre ensuite aux prisonniers un reportage de la BBC sur la libération de Serge Lazarevic et donne des détails sur sa libération, notamment l'échange avec sept combattants emprisonnés au Mali. Dernière séquence : les deux otages s'expriment face caméra et adressent un message à leurs familles, à leurs gouvernements. Ils appellent à leur libération rapide.

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