Niger: le PAM au chevet des victimes de Boko Haram

Dans la nuit du 17 au 18 juin, plusieurs villages de la région de Diffa, au Niger, ont été attaqués par des éléments de Boko Haram.
© AFP PHOTO / ISSOUF SANOGO

Quinze combattants de Boko Haram ont été tués au cours d' « opérations terrestres et aériennes » de l'armée nigérienne contre des positions du groupe armé nigérian. C’est ce qu’a annoncé le ministère de la Défense, le mercredi 24 juin. Des opérations qui font suite à une attaque meurtrière de la secte islamiste dans la région de Diffa, il y a une semaine. Depuis, sur les lieux de l’attaque, l’insécurité alimentaire est la norme.

A la suite d'une attaque de militants armés nigérians dans la nuit du 17 au 18 juin, qui a fait 38 morts dans la région de Diffa au Niger, des villages entiers ont été brûlés et saccagés. C'est le cas de Lamana, Boulamari et Ougoumaou. Des milliers de personnes victimes de cette attaque se retrouvent déplacées égarées, en insécurité alimentaire et nutritionnelle grave.

« Les gens sont en état de choc. [Certains] ont tout perdu », confirme Benoit Thiry, directeur pays du Pam-Niger. Le Programme alimentaire mondial (PAM) est donc venu apporter une assistance alimentaire d'urgence aux populations victimes de cette violence armée en appui aux efforts du gouvernement du Niger.

« Nous avons réagi et nous venons d’envoyer des vivres pour un mois pour à peu près 5 000 personnes qui ont été affectées dans ces trois villages, le temps qu’on puisse voir ce qui se passe exactement, voir s’il y a vraiment besoin d’une aide alimentaire de manière plus soutenue, poursuit Benoit Thiry. On assiste à peu près 130 000 personnes à Diffa pendant la période de soudure, suite aux différents évènements. »

En manque d'argent

L’organisme fournit ainsi des paniers de vivres, de céréales, de légumineuses, d’huile, des compléments alimentaires pour tous les enfants en-dessous de cinq ans, pour les femmes enceintes et allaitantes, mais aussi des farines nutritives complémentaires en plus de la ration.

« Pour Diffa, spécifiquement, d’ici la fin de l’année, le PAM doit encore trouver à peu près 13,5 millions de dollars pour pouvoir continuer à assister les populations vulnérables », prévient néanmoins le responsable local.

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