RDC: la plainte déposée par le président Kabila relance la polémique

Le Premier ministre congolais Augustin Matata Ponyo, à Kinshasa, le 25 janvier 2014.
© AFP/Junior D. Kannah

Vrai ou faux ? La polémique autour de la plainte déposée, la semaine dernière, contre quatre gouverneurs, un ancien directeur de cabinet du président et une quinzaine de hauts fonctionnaires - tous issus de la majorité - a repris de plus belle, ce lundi 29 juin. Et cela, depuis que «C-News», bi-hebdomadaire congolais, a publié dans son édition de ce lundi, un document qui reprend la demande d’ouverture d’information judiciaire pour des cas de fraudes ou de corruption. Une demande émise par le conseiller spécial du chef de l’Etat en matière de bonne gouvernance, au nom du président Joseph Kabila. Mais dans le document ne figurent pas les noms des gouverneurs ni celui de l’ex-directeur de cabinet du président, mais ceux de deux ministres et de hauts fonctionnaires, tous proches de l’actuel Premier ministre Matata Ponyo.

Le document de cinq pages reprend des accusations précises. Ainsi, quatre types de fraudes sont listés, à savoir le blanchiment et fuite de capitaux, mais aussi fraudes douanières et fiscales, détournements de deniers publics et corruption.

Sont désignés comme responsables présumés de ces fraudes, presque tous les services de l’Etat qui gèrent les rentrées et les dépenses financières, comme la direction générale des impôts, celle des recettes administratives. En bref, les hauts fonctionnaires des ministères des Finances et du Budget.

Sont également pointés du doigt, l’ancien ministre des Finances, Patrice Kitebi et l’actuel ministre des Transports, Justin Kalumba. Ils sont soupçonnés entre autres de surfacturation pour réhabiliter la piste d’atterrissage de l’aéroport de Kinshasa. Onze millions de dollars auraient ainsi été dépensés pour payer les travaux d’excavation sur 400 mètres, à en croire ce document.

Des accusations lourdes et nombreuses qui toutes visent des ministres proches du Premier ministre ou encore des hauts fonctionnaires sous la responsabilité de Matata Ponyo, en tant que ministre des Finances d’abord et ensuite de Premier ministre depuis 2012.

Dans l’immédiat, aucune des personnes désignées dans ce document n’a pu être jointe pour réagir. Un document authentique, selon des sources proches du dossier, mais tronqué. Seule une partie de la plainte d’une vingtaine de pages, déposée la semaine dernière dans le bureau du procureur, a fuité dans la presse ce lundi.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.