Somalie: les autorités burundaises envisageraient un retrait

Des soldats du Burundi membres de la mission de l'Union africaine en Somalie, patrouillent dans le disctrict de Deynile, le long de la côte au nord de Mogadiscio, le 18 novembre 2011.
© Reuters

Le président du Burundi, Pierre Nkurunziza, a présenté publiquement ses condoléances aux familles des soldats burundais tués en Somalie, après la perte de plusieurs soldats la semaine passée dans une attaque des insurgés somaliens contre le contingent burundais en Somalie. Est-ce lié à la tension ambiante d'avec la communauté internationale, qui condamne l'organisation d'élections contestées au Burundi ? Le président Nkurunziza a laissé entendre dans un message à la nation, mardi, et ce pour la première fois, que le Burundi pourrait envisager de retirer ses 5 000 soldats déployés en Somalie dans le cadre de l'Amisom, la mission de l’Union africaine.

En Somalie, les shebabs ont lancé une nouvelle attaque le 26 juin dernier. Le groupe islamiste avait alors pris d'assaut une base de la force de l'Union africaine (Amisom), située dans la ville de Lego, à une centaine de kilomètres de la capitale Mogadiscio. Plusieurs dizaines de soldats ont trouvé la mort, dont une grande partie issue du contingent burundais de l’Amisom.

Le président Pierre Nkurunziza a présenté, mardi soir, ses condoléances aux familles : « Nous voulons réconforter les Burundais, surtout les familles des soldats tués dans des attaques terroristes dans les pays où le Burundi participe aux missions de paix, surtout en Somalie. Nous voudrions réaffirmer encore une fois que ces crimes ne nous découragent pas. Le Burundi va continuer de participer, aux côtés d’autres pays, à la guerre contre le terrorisme, que ce soit en Somalie ou ailleurs. »

Le président Nkurunziza a ensuite mis un bémol à l'engagement de son pays : « Mais au stade où nous sommes, c’est une obligation pour les institutions qui sortiront des élections en cours de s’asseoir et de réfléchir, en concertation avec tous ceux qui sont concernés et à la lumière de ses conséquences, si nous devons poursuivre cette mission qui nous honore. »

C’est la première fois que les autorités burundaises menacent de retirer leurs soldats de la mission de l’Union africaine. Un message clair du président à l’intention de la communauté internationale.

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