Soudan du Sud: l’ONU sanctionne six chefs militaires, une première

Photo prise le 10 juin 2015 de restes de magasins de la ville de Melut, au Soudan du Sud. Ils ont été détruits lors de récents combats.
© AFP PHOTO/WORLD VISION/A.HAMER

Pour la première fois depuis le début, il y a un an et demi, de la guerre civile qui ravage le Soudan du Sud, le Conseil de sécurité de l'ONU prononce des sanctions. Six chefs militaires sud-soudanais, des deux camps, sont visés par des interdictions de voyage et un gel des avoirs.

Trois chefs militaires de chaque bord sont visés. Côté gouvernemental, le chef de la garde du président Salva Kiir, Marial Chanuong Yol Mangok, est sanctionné. Ses hommes sont accusés d'avoir massacré des centaines de civils d'ethnie Nuer à Juba, dès le début du conflit. Sur la liste également, Gabriel Jok Riak. Il est accusé d'avoir violé plusieurs cessez-le-feu. Et puis Santino Deng Wol. C'est ce général qui a mené en mai dernier une offensive dans l'Etat d'Unité au cours de laquelle femmes, enfants et vieillards ont été massacrés.

En face, visés par ces sanctions onusiennes, Simon Gatwetch Dual, qui, selon l'ONU, a lancé une offensive dans l'Etat de Jonglei en février et pris pour cible des civils ; James Koang Chuol dont les hommes ont attaqué des hôpitaux, des écoles et des camps des Nations Unies dans l'Etat d'Unité. Et enfin Peter Gadet, chef d'état-major adjoint des forces rebelles fidèles à Riek Machar. Ses forces sont accusées d'avoir pris pour cibles des civils en raison de leur appartenance ethnique lors d'une offensive sur la ville de Benthiou en avril 2014.

Ces sanctions, voulues par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France, interviennent alors que l'ONU et l'Unicef viennent de publier des rapports accablants sur les atrocités commises par les belligérants sur les civils, en particulier les femmes et les enfants.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.