Republier
Burundi

Burundi: le CNDD-FDD remporte les législatives, a annoncé la Céni

Des membres de la Céni comptent les voix, dans un bureau de vote de Bujumbura, le 29 juin 2015.
© REUTERS/Paulo Nunes dos Santos

Plus d'une semaine après la tenue d'élections législatives et communales très contestées au Burundi, la Céni vient enfin de rendre publics des résultats provisoires. Comme il fallait s'y attendre, le parti au pouvoir ressort largement en tête de ces scrutins boycottés par l'opposition et la société civile.

Le taux de participation était le véritable enjeu de ces élections législatives et communales contestées. Il est d'environ 75 %, a annoncé la Céni. C'est un score très élevé, mais pas autant que les communales de 2010, ou l'on était autour de 90 % de participation.

Dans la capitale Bujumbura, véritable bastion de l'opposition, le taux d'abstention bat des records. Seuls 29 % des électeurs se sont déplacés pour les élections du 29 juin. Autre chiffre : les abstentionnistes et ceux qui ont voté nul culminent à 20 %. C'est dans ces conditions et sans aucune surprise que le parti au pouvoir, le CNDD-FDD, arrive très largement en tête de ces législatives, avec 77 % des 100 sièges qui étaient en jeu.

Pascal Nyabenda, le président du parti, n'a pas caché sa joie après la proclamation des résultats : « Je suis content, même si je voudrais encore beaucoup plus de siège. Mais ça ne fait rien, je suis content ! » Le CNDD-FDD est suivi par la coalition des Indépendants de l'espoir menée par Agathon Rwasa et Charles Nditije, qui avaient pourtant annoncé leur retrait du processus électoral. Mais rien à faire, la Céni leur a attribué 21 sièges, en affirmant qu'elle n'a jamais reçu de requête formelle pour leur retrait.

« On rejette ces résultats pour plusieurs raisons. Le scrutin conduit ce jour-là était sur fond de controverse quant au calendrier. Les conditions dans lesquelles cela s’est déroulé : sans médias, sans observateurs neutres, sous le coup de l’intimidation sur tout le territoire national. Tout ça, ce sont des indicateurs qui montrent que c’est un scrutin qui n’est pas du tout valide, pas du tout crédible », proteste Agathon Rwasa.

La coalition des indépendants a donc prévenu : elle rejette les résultats issus d'élections non crédibles et jure qu'elle ne va pas siéger à l'Assemblée nationale. Enfin, les deux derniers sièges reviennent à l'Uprona, allié au parti au pouvoir.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.