Ethiopie: affrontements à la frontière avec l’Erythrée

Erythrée et Ethiopie: un différend frontalier qui dure.
© RFI

En Ethiopie, des affrontements auraient eu lieu, ces derniers jours, à la frontière avec l'Erythrée. Selon un responsable éthiopien, une trentaine d'hommes armés auraient été tués en tentant d'entrer dans le pays. La police éthiopienne aurait également procédé à plusieurs arrestations. Les deux pays, séparés depuis 1994, entretiennent des relations houleuses qui s'étaient même matérialisées par une véritable guerre entre 1998 et 2000. Aujourd'hui, alors que l'Erythrée est au ban de la communauté internationale, l'Ethiopie est, à l'inverse, considérée comme un allié majeur des puissances occidentales.

Les forces armées éthiopiennes sont connues pour leur communication minimale. Ainsi, l’annonce sommaire d’affrontements récents à la frontière avec l’Erythrée n’a, pour le moment, suscité aucun commentaire. Les informations fournies à un media officiel par un responsable de la police font état d’une trentaine de personnes tuées et de nombreuses arrestations mais on ne connaît ni la nationalité, ni les motivations de ces hommes armés tentant de rentrer clandestinement en Ethiopie.

Quoi qu’il en soit, cet évènement fait écho à un discours prononcé, dans la semaine, par le Premier ministre éthiopien. Hailemariam Desalegn avait prévenu qu’il prendrait des mesures fortes si son voisin ne cessait pas ses activités de déstabilisation.

Mais quelles menaces pourraient représenter l’Erythrée ? Le pays est l’un des plus secrets au monde mais semble exsangue. Il vient encore d’être sévèrement pointé du doigt par un rapport des Nations unies sur les violations des droits de l’homme. L’enquête va même se poursuivre pour déterminer si le régime d’Asmara ne s’est pas rendu coupable de crimes contre l’humanité.

L’infiltration d’hommes armés a-t-elle été commanditée par les autorités érythréennes ? Celles-ci n’ont, en tout cas, montré aucune volonté de rapprochement diplomatique avec Addis-Abeba.

Alors que l’Ethiopie accueille actuellement 135 000 réfugiés érythréens, Hailemariam Desalegn avait, il y a deux ans, proposé d’entamer des discussions. L’appel est resté sans réponse.

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