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Nigeria Justice

Affaire des bébés nigérians: le tribunal correctionnel jugé compétent

Hadiza Hama, la femme de Hama Amadou, quittant la cour de Niamey, le 2 janvier 2015.
© AFP PHOTO/HAMA BOUREIMA

Retour à la case départ pour Hama Amadou, ancien président de l'Assemblée nationale, dans le dossier dit du trafic des « bébés nigérians ». Dans cette affaire, une vingtaine de personnes, dont l'épouse de Hama Amadou, sont poursuivies pour « supposition d’enfants ». Les époux Amadou auraient ainsi adopté illégalement des jumeaux. La cour d'appel a confirmé, lundi 13 juillet, la compétence du tribunal correctionnel de Niamey pour juger l'affaire.

En rejetant toutes les exceptions évoquées par les juges pour se désister du dossier de Hama Amadou, la cour d’appel vient de renvoyer les prévenus devant le tribunal correctionnel de première instance de Niamey. La cour d’appel affirme donc que le tribunal de première instance est compétent pour juger, sur le fond, l’affaire dite des « bébés nigerians », en même temps qu’elle rejette la demande de la levée du mandat d’arrêt contre Hama Amadou, en exil.

L’annonce de la décision de la cour d’appel a surpris plus d’un sympathisant de Hama Amadou. Dans la salle d’audience pleine à craquer, la déception se lisait sur tous les visages. L’épouse de Hama Amadou, Hadiza, elle-même accusée dans le présumé trafic de bébés, s’est retirée de la salle sans aucune déclaration. Même les avocats de la défense étaient avares de commentaires lundi après le délibéré.

Après cette décision de la cour d’appel, deux choix s’offrent aux avocats de Hama Amadou : aller devant la cour de cassation dans les cinq jours ou accepter le jugement, sur le fond, devant le tribunal correctionnel de Niamey. Difficile équation à résoudre pour l’ancien président de l’Assemblée nationale qui clame son innocence et refuse tout test ADN au nom de sa religion musulmane.

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