L'Afrique du Sud mise sur le nucléaire, Moscou intéressé

La centrale nucléaire de Koeberg en Afrique du Sud.
© AFP/Rodger Bosch

En Afrique du Sud, le gouvernement s'explique sur ses projets de développement nucléaire. Le ministère de l'Energie a tenu une conférence de presse mardi 14 juillet pour tenter d'apaiser la contestation. L'année dernière, Pretoria a annoncé qu'elle allait construire au moins six centrales nucléaires afin de pallier son manque chronique d'électricité. Cinq pays sont en lice pour la construction de ces centrales et le marché devrait être attribué d'ici la fin de l'année. Mais le projet ne fait pas l'unanimité dans le pays.

Le gouvernement sud-africain reste très discret sur ses projets nucléaires. On sait qu'il compte construire entre six et neuf centrales d'ici 2030. La première devrait être opérationnelle en 2023. Cinq pays sont en lice pour l'obtention de ce marché public : la Chine, la France, la Corée du Sud, les Etats-Unis et la Russie.

Pour l'instant, la Russie semble tenir la corde. La semaine dernière, Pretoria et Moscou ont signé deux protocoles d'accords, principalement sur la formation de spécialistes dans le nucléaire. Mais en dehors de cela, le gouvernement communique peu, notamment sur le coût de construction de ces centrales.

Pour Roger Lilly, spécialiste nucléaire au magazine Energise, la technologie russe est tout à fait acceptable: « La technologie russe n'est pas chère à maintenir et elle est propre par rapport au charbon. La difficulté est que construire une centrale nucléaire prend beaucoup de temps et coûte cher. L'Afrique du Sud a besoin d'électricité maintenant et ne peut pas attendre 12 à 15 ans le temps qu'une centrale soit construite ». Le coût de la construction est estimé entre 30 et 70 milliards d'euros. « D'où va venir l'argent ? », demandent les détracteurs du projet. Et pourquoi l'Afrique du Sud n'utilise-t-elle pas ses ressources naturelles telles que le soleil ou le vent pour développer des sources d'énergies alternatives ?

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