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RDC Justice

Procès Chebeya: le rapport médical en question

La Cour militaire de Kinshasa à l'ouverture du procès des huit policiers soupçonnés du meurtre de Floribert Chebeya, le 12 novembre 2010.
© AFP/GWENN DUBOURTHOUMIEU

Le procès en appel des assassins présumés du défenseur des droits de l'homme, Floribert Chebeya, se poursuit en République démocratique du Congo. Lundi, la Haute Cour militaire a suivi les explications des experts sur les communications téléphoniques passées ce jour-là par les différents protagonistes. Elle devait aussi se pencher sur le rapport médical de l'examen du corps de Floribert Chebeya par des médecins hollandais et congolais en 2010. Une initiative reportée en l'absence du docteur Tshomba Honda, l’auteur du rapport.

Le colonel docteur Tshomba Honda s’est absenté. Ce médecin légiste est en mission en dehors de Kinshasa alors que le rapport médical de l’autopsie pratiquée sur la dépouille de Floribert Chebeya, et à laquelle ce médecin militaire avait participé, est mis en doute par les parties civiles.

« Dans les conclusions, on relève des pathologies dont Chebeya aurait souffert. Or, lorsqu’on analyse les mêmes rapports, il est fait mention qu’il y a plusieurs organes, notamment le cœur, les poumons et les reins qui n’ont pas été examinés. Alors nous nous demandons comment on peut arriver à cette conclusion sans pour autant avoir examiné ces organes ? », questionne Me Peter Ngomo, l’un des avocats des parties civiles.

Pour la défense, c’est un rapport médical crédible. C’est notamment l’argumentaire de Me Bokata, l’un des avocats du colonel Daniel Mukalay : « La probabilité que Chebeya soit décédé de cette double affection cardiaque est la plus grande par rapport à ce qui a été fait. De ce rapport, nous déduisons aussi qu’il n’y a pas de cause mécanique qui soit intervenue. »

Ce rapport médical ne pourra donc être débattu que jeudi prochain, date de la prochaine audience.

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