Affaire Chebeya: pour les parties civiles, John Numbi manque au procès

Un homme avec un t-shirt montrant les portraits de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana attend, en avril 2013, le procès d'un des principaux accusés dans l'affaire.
© AFP PHOTO / JUNIOR D. KANNAH

En RDC, le procès en appel des assassins présumés du défenseur des droits de l'homme, Floribert Chebeya, se poursuit. Les parties civiles ont pu s’exprimer lors de l’audience de ce jeudi et elles ont vivement regretté que celui qu'elles considèrent comme le commanditaire du meurtre, l'ancien chef de la police John Numbi, n'ait pas été inquiété.

Les avocats ont d’abord dressé les portraits de deux activistes des droits humains, Floribert Chebeya et son chauffeur Fidèle Bazana. Le cadavre du premier avait été retrouvé dans la voiture de l’ONG la Voix dans sans Voix, à l’ouest de Kinshasa, celui du second est à ce jour toujours recherché.

Ensuite, Maître Kabengele Ilunga a donné ce qui a pu être le mobile plausible du crime : le rapport sur la répression démesurée de la force publique contre les adeptes du mouvement Bundu Dia Kongo (BDK) dans la province du Bas-Congo en 2008 et sur les mauvaises conditions carcérales à travers toute la République. Peter Ngomo, un autre avocat des parties civiles, s’est lui appesanti sur l’association de malfaiteurs.

Tous ces avocats ont essayé de mettre en évidence ce qu’ils ont cru être la responsabilité du général John Numbi dans ce crime. Selon les parties civiles, John Numbi est l’ordonnateur, et ceux qui sont dans le box des accusés sont des exécutants. Pourquoi alors deux poids, deux mesures ? Une question adressée à la Haute Cour militaire que les parties civiles accusent de n’avoir pas inculpé l’inspecteur général de la police nationale au moment du double assassinat. Elles se sont aussi étonnées que la Haute Cour militaire ne puisse pas s’intéresser à la troisième victime évoquée dans ce procès.

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