L’Afrique, locomotive d’une démographique mondiale galopante

En Afrique, la fécondité recule, mais l'espérance de vie progresse. Photo : bébés nés à la maternité de Lagos, au Nigeria, le pays le plus peuplé du continent.
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L'ONU a revu à la hausse ses prévisions : la population planétaire franchira les 11 milliards en 2100, soit 300 millions de Terriens de plus que ce qui était jusqu'à maintenant prévu par les démographes. Le continent africain est particulièrement dynamique démographiquement ce qui s'explique non pas par des taux de natalité en hausse, mais par les progrès enregistrés dans le domaine médical.

Dans seulement sept ans, les Indiens seront déjà plus nombreux que les Chinois. Mais la croissance démographique mondiale sera africaine. D'ici 35 ans, la population du Nigeria devrait dépasser celle des Etats-Unis. En frôlant les 400 millions d'habitants, le Nigeria sera alors la troisième nation la plus peuplée du monde.

Mais c'est bien tout le continent qui fait office de locomotive de la croissance mondiale. La population de l’Angola, du Burundi, du Mali, du Niger, de la Somalie, de l’Ouganda ou de la Zambie pourrait être multipliée par cinq en quelques générations.

Fécondité en baisse, espérance de vie en hausse

Pourtant, et cela pourrait sembler paradoxal, la fécondité recule sur le continent. Aujourd'hui, les Africaines n’ont plus que quatre enfants en moyenne, et ce sera trois en 2050, puis deux seulement, prévoit-on, à la fin du siècle.

Alors, comment expliquer cette croissance démographique spectaculaire ? La raison principale, c'est le progrès. Les Africains vivent mieux et plus longtemps. L'ONU pointe du doigt les progrès enregistrés dans le domaine médical, notamment dans la lutte contre le sida et contre la mortalité infantile. Résultat, des pas de géant en terme d'espérance de vie : les nouveaux nés d'aujourd'hui vivront six ans de plus que leurs aînés de dix ans.