Lion Cecil: le Zimbabwe sanctuarise les abords du parc Hwange

Le lion Cecil, à la crinière partiellement brune, était une icône au Zimbabwe.
© Capture d'écran Youtube / Bryan Orford

Après l'émoi provoqué par la mort du célèbre lion Cecil, abattu par un dentiste américain à l'extérieur du parc national d'Hwange, le Zimbawbe a décidé de renforcer les restrictions de la grande chasse - c'est-à-dire la chasse aux animaux sauvages type lions, léopards mais aussi éléphants - dans la zone. L'annonce a été faite ce samedi 1er août par un communiqué de l'autorité des parcs nationaux du pays.

Ce durcissement de la réglementation aux abords du parc Hwange reflète directement la manière dont Cecil a été tué. Le lion aurait d'abord été attiré à l'extérieur du parc, touché par une flèche, puis abattu par balle au terme de longues heures de traque.

La grande chasse à l'arme à feu, mais aussi à l'arc, est donc désormais suspendue aux alentours du parc. Tout transfert d'animaux répertoriés d'une zone de chasse à une autre est déjà du braconnage, rappellent également les autorités.

Les réserves privées proches du parc pourront encore proposer des grandes chasses mais sous strictes conditions : autorisation écrite du directeur général de l'autorité des parcs nationaux et présence de personnel du parc.

Tolérance zéro

Tout contrevenant sera sévèrement puni, conclut le communiqué, dans la droite ligne de la tolérance zéro affichée la veille par la ministre de l'Environnement. Oppah Muchinguri a réclamé l'extradition du dentiste américain qui a tué le lion, provoquant un tollé international.

Une avalanche de réactions mal vécue par certains Zimbabwéens. « Oui, c’est cruel. Mais je ne comprends pas toute cette histoire, s'étonne une habitante d'Harare sur le site New Zimbabwe. Nous n'avons pas d'eau, pas d'électricité, pas d’emplois… Il y a tellement de problèmes plus pressants et les gens font tout ce bruit pour un lion ? C'est vraiment exagéré », conclut-elle.