Les avocats de l'ex-Premier ministre de Kadhafi préparent leur défense

Baghadi Mahmoudi à son arrivée à la prison de Tripoli le 24 juin 2012, après avoir été extradé par Tunis.
© REUTERS/Anis Mili

Baghdadi Mahmoudi, ancien Premier ministre libyen sous Kadhafi, avait été détenu à Tunis après la révolution, puis extradé en Libye en 2012, dans des circonstances troubles. Emprisonné depuis, il a été condamné à mort mardi dernier, le 28 juillet, par un tribunal de Tripoli. Il est accusé de corruption, appel à la discorde entre tribus, incitation au meurtre et recrutement de mercenaires. Mais ses avocats dénoncent un procès hors normes et tentent de mobiliser la communauté internationale.

Absence de garanties d'un procès équitable, torture, et sa récente condamnation à la peine de mort : c’est ce que dénonce la défense internationale de Baghdadi Mahmoudi. Il lui reste 60 jours pour former un recours contre le verdict du tribunal de Tripoli, prononcé le 28 juillet dernier. « Nous sollicitons la communauté internationale pour que Baghdadi Mahmoudi soit transféré de la Libye vers un Etat de droit, devant un tribunal qui garantira les conditions d’un procès équitable », plaide Maître Clémence Witt, collaboratrice du bâtonnier de Paris, l'une des avocats saisis de l'affaire.

Les avocats tunisiens de Baghdadi Mahmoudi reviennent, eux, sur ses conditions d'extradition de Tunis à Tripoli en 2012. Ils la jugent illégale. Le décret d'extradition n'ayant par exemple pas été signé par président de l'époque Moncef Marzouki.

Aujourd'hui, ils comptent donc poursuivre des responsables libyens mais aussi tunisiens en Tunisie et à l'étranger, explique Maître Mehdi Bouaouaja : « C’est l’ex-Premier ministre Hamadi Jebali qui a procédé à l’extradition du docteur Mahmoudi, sans l’aval du président de la République Moncef Marzouki. Mais on ne sait pas, il y a peut-être eu un jeu de rôle entre la troïka. »

La défense internationale de Baghdadi Mahmdoudi examine les possibilités de recours pour attaquer cette extradition et poursuivre les complices de traitements inhumains et dégradants en Libye.

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