France: une information judiciaire ouverte dans l’affaire Accrombessi

Le Palais de Justice de Paris.
© DR

Les suites de l'affaire franco-gabonaise Maixent Accrombessi, du nom du directeur de cabinet du président Ali Bongo, autour de l'attribution d'un marché public à une entreprise française. Depuis mercredi, c'est Patrick Belin, le président de la société en question, l'entreprise Marck, qui était en garde à vue. Cette garde à vue vient de se terminer et une information judiciaire a été ouverte.

Jusqu'à présent, les policiers opéraient dans le cadre d'une enquête préliminaire. La justice française passe donc à l'étape d'après en ouvrant une information judiciaire. La procédure comporte six chefs d'accusation parmi lesquels corruption active et passive d'agent public étranger, blanchiment en bande organisée, recel, ainsi que faux et usage de faux.

Deux personnes sont, pour l'instant, nommément visées par cette information judiciaire. Il y a d'abord Philippe Belin, le président de la société Marck soupçonnée d'avoir effectué des virements frauduleux au profit de deux sociétés africaines : l'une basée au Gabon et détenue par un proche de Maixent Accrombessi, l'autre basée au Bénin et gérée par l'actuel directeur de cabinet du président Ali Bongo.

Immunité diplomatique

La garde à vue de Philippe Belin s'est achevée en fin de matinée ce vendredi. Il se trouve actuellement dans les locaux du parquet de Paris où il attend d'être présenté à un juge qui devrait lui signifier sa mise en examen dans ce dossier pour un certain nombre des chefs d'accusation. Selon les informations de RFI, le parquet ne demande pas le placement en détention de Philippe Belin, mais qu'il soit placé sous contrôle judiciaire.

Maixent Accrombessi est aussi nommément visé par l'information judiciaire, mais pour l'instant il n’y a aucune certitude sur les suites que la justice française donnera à cette affaire concernant le directeur de cabinet du président gabonais. Sa garde à vue avait d’ailleurs été levée après quelques heures, lundi, pour cause d'immunité diplomatique du suspect.

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