RCA: l'ex-président François Bozizé investi candidat par son parti

L'ex-président centrafricain, François Bozizé, le 8 janvier 2013, deux mois avant qu'il ne soit renversé.
© AFP/Sia Kambou

Le KNK a officiellement investi l'ancien président centrafricain François Bozizé pour la présidentielle prévue en octobre prochain. Les militants tenaient un congrès ce vendredi à Bangui, près de 500 personnes sont venues assister aux discours. Le principal intéressé n'était pas présent, mais il a fait passer un message à ses sympathisants.  

Dans son message, sous forme d'une lettre ouverte adressée au peuple centrafricain, François Bozizé insiste sur la nécessité de retrouver une cohésion et sur sa volonté de relancer le pays économiquement.

Un discours qui a plu à Victorien Doungi-Bona, un des représentants des jeunes du parti. « Sur le plan économique, même les villageois, pendant qu’il était au pouvoir, tout le monde se sentait bien, les fonctionnaires étaient bien, souligne-t-il. Nous les jeunes on avait une activité pendant nos études et cela marchait bien. Mais aujourd’hui, on est en train de donner des diplômes parallèles. »

Si François Bozizé se fait discret, il échange régulièrement par téléphone avec les pontes du parti. Bertin Béa, le secrétaire général l'affirme, l'ex-président fera campagne sur le territoire centrafricain. « Il ne peut pas être dans une logique de candidature à distance, non, assure-t-il. Une candidature à une élection présidentielle se passe en Centrafrique. Evidemment, aussi bien lui que notre parti s’inquiètent de l’ampleur de la dégradation sécuritaire dans notre pays. C’est la raison pour laquelle nous avons tenu à insister sur la nécessité du désarmement avant d’aller vers des élections, et c’est pour ça que nous pensons que les dates qui ont été retenues ne sont pas du tout tenables. »

Quant à la candidature dissidente de l'ex-Premier ministre Faustin-Archange Touadéra, elle n'a pas affolé les dirigeants du KNK. En coulisse, on affirme qu'il n'y a aucun risque qu'elle vienne faire de l'ombre à celle de François Bozizé.