Rwanda: la famille Rwigara dénonce l’acharnement des autorités

Vue générale de Kigali, la capitale du Rwanda, en septembre 2013.
© AFP/Tony KARUMBA

Au Rwanda, la famille de l'homme d'affaires Assinapol Rwigara dénonce un harcèlement des autorités. Cet ancien financier du FPR est mort en février dernier, dans un accident de voiture selon la police, assassiné selon sa famille. Et depuis, la famille Rwigara dit cumuler les difficultés : parcelles saisies, hôtel menacé de démolition, retrait de permis de construire. Des ennuis avec la ville de Kigali qui avaient commencé avant la mort de l'homme d'affaires et qui semblent ces dernières semaines s'être accélérés. Un harcèlement que démentent les autorités rwandaises.

La famille Rwigara avait écrit au président Paul Kagame pour demander des explications sur les circonstances de la mort de l'homme d'affaires. « On n'a pas peur », dit aujourd'hui encore sa fille Diane qui dénonce un harcèlement des autorités.

« Ils ne nous lâcheront pas tant qu’ils n’auront pas tous nos biens, assure Diane. C’est pour cela qu’ils ont tué noter père : pour avoir ses biens. Parce que mon père est le seul businessman dans notre pays qui n’a jamais voulu leur céder ses sociétés. Tu as deux choix dans ce pays : ou tu fuis pour sauver ta vie, et tu leur laisses tes biens, ce que la plupart des gens font, ou tu restes et ils contrôlent tout et ça,  mon père n’en a jamais voulu ».

Du côté de la mairie de Kigali, à l'origine de la plupart des actes administratifs contre les propriétés de la famille Rwigara, on dément ces accusations. Le maire de la capitale explique que certaines constructions étaient illégales faute de permis de construire et que pour d'autres parcelles, l'homme d'affaires défunt n'avait pas respecté certaines dispositions ou délais légaux.