Affaire Accrombessi: le patron de la société Marck mis en examen

Le tribunal de grande instance de Paris.
© Wikimedia commons

Philippe Belin, le président de la société française Marck, a été mis en examen vendredi soir à l'issue de sa garde à vue. Les enquêteurs cherchaient à savoir si sa société a versé de l’argent à Maixent Accrombessi, le directeur de cabinet du président gabonais brièvement interpelé le 3 août dernier, en échange de l’attribution d’un marché public.

Philippe Belin tombe officiellement sous le coup de trois chefs d'accusation : corruption active d'agent public étranger, blanchiment d'argent en bande organisée, faux et usage de faux. Philippe Belin a été placé sous contrôle judiciaire. Il n'a pas le droit de voyager et a dû verser une caution dont le montant n'a pas été révélé. En outre, il lui est interdit de rencontrer Maixent Accrombessi, le directeur de cabinet du président gabonais, qui avait été brièvement interpelé en début de semaine à Paris et relâché à la faveur de son immunité.

C'est cette interpellation qui a révélé ce dossier au grand jour. Les enquêteurs parisiens cherchent à savoir si le directeur de cabinet d'Ali Bongo a perçu de l'argent de la société Marck (spécialisée dans la fabrication d'uniformes militaires) en échange de l'attribution au Gabon, fin 2005, d'un marché public de sept millions d'euros.

L'affaire a fait beaucoup de bruit à Libreville où une manifestation antifrançaise a même eu lieu au retour de Maixent Accrombessi. De leur côté, les opposants n'ont pas manqué de tirer à boulets rouges sur l'influent bras droit du président gabonais, d'origine béninoise, régulièrement accusé de piller les caisses de l'Etat.

La mise en examen du patron français, déjà cité dans une affaire impliquant l'homme d'affaires corse Tomi devrait satisfaire la société civile gabonaise. Elle demandait à la justice française d'aller au bout de l'enquête.

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