Brouille au sommet de l'Etat en Guinée-Bissau

Le président bissau-guinéen José Mario Vaz et son Premier ministre Domingos Simoes Pereira, en avril 2014 à la veille du second tour de la présidentielle, à Bissau.
© Carine Frenk/RFI

Le Premier ministre de Guinée-Bissau, Domingos Simoes Pereira, a annoncé vendredi une prochaine dissolution du gouvernement par le chef de l'Etat, José Mario Vaz, en raison de divergences à la tête de l'exécutif. Le gouvernement a été formé en juillet 2014, après la victoire de José Mario Vaz au second tour de l'élection présidentielle organisée en mai.

Le président José Mario Vaz et son Premier ministre Domingos Simoes Pereira sont tous deux membres du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), au pouvoir. Mais les deux hommes ne s'entendent pas sur la manière de diriger le pays. Le chef de l'Etat veut le départ du gouvernement de certains ministres sur lesquels pèsent des soupçons de corruption ou de détournement de deniers publics. Parmi les personnalités épinglées figurent les ministres des Affaires étrangères, des Ressources naturelles et deux secrétaires d’Etat, tous des responsables du PAIGC.

A cette situation s’ajoute le malentendu à propos du retour de trois ans d’exil au Portugal de l’ancien chef d’état-major des armées, le contre-amiral José Mario Induta. Le président estime que la présence de l’officier pourrait représenter un danger pour la stabilité encore fragile du pays et perturber son mandat. Contrairement à ce que pense le Premier ministre, Domingos Simoes Pereira, qui dit ignorer les circonstances dans lesquelles le contre-amiral est revenu au bercail.

Vendredi, environ 500 personnes scandant des propos hostiles au président ont manifesté devant le palais présidentiel contre une éventuelle dissolution du gouvernement. En Guinée-Bissau, la Constitution permet au président de la République de dissoudre le gouvernement en cas de crise politique profonde et de mettre en place un gouvernement de gestion chargé d’organiser des élections législatives dans les 90 jours qui suivent.

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