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Mali Terrorisme

Mali: l'identité des assaillants de Sévaré encore incertaine

L'hôtel «Byblos» a été criblé de balles.
© AFP PHOTO / STRINGER

A Sévaré, dans le centre du Mali, les enquêteurs sont sur place. L’attaque de ce vendredi 7 août contre l'établissement le Byblos, a marqué les esprits. Cinq contractuels de l'ONU, quatre soldats maliens et quatre assaillants ont été tués. L'enquête progresse, mais l'identité des assaillants reste inconnue. Cependant, la chaîne d'actualité al-Jazeera a reçu une revendication du groupe al-Mourabitoune.

La chaîne de télévision qatarienne Al-Jazeera a reçu ce matin un communiqué d'al-Mourabitoune, le groupe jihadiste de Mokhtar Belmokhtar. L'information est reprise par al-Akhbar, l'agence de presse mauritanienne. Dans le texte, le groupe précise que l'opération s'est faite après une longue surveillance du Byblos.

Du côté du gouvernement malien, on maintient l'hypothèse du Front de libération du Macina, le Macina étant le nom traditionnel de la région centre du Mali, là où se trouve Sévaré. De forts soupçons pèsent sur ce groupe allié à Ansar Dine. Il est dirigé par Amadou Koufa, un prédicateur radical originaire de la région.

Dénoncés par la population

On en sait un peu plus aussi sur les sept suspects arrêtés et sur les circonstances de leur arrestation. Selon une source au sein de l'armée malienne, ils ont été arrêtés pendant l'attaque du Byblos. Ils ont été interpellés sur dénonciation de la population. Ils sont suspectés d'avoir donné des informations aux assaillants ou de leur avoir apporté un soutien logistique.

Selon cette même source, trois personnes ont été interpellées dans le même temps, mais relâchées dans la foulée. D'après une source proche de l'enquête citée par l'Agence France-Presse (AFP), les enquêteurs ont découvert des numéros de téléphones et des adresses sur les corps des assaillants du Byblos. Selon une source sécuritaire sur place, ces documents seraient cependant en mauvais état et difficile à exploiter.

La famille de l'un des Sud-Africains tués dans cette attaque a par ailleurs transmis à l'AFP les contenus de messages qu'il avait réussi à envoyer pendant l'attaque. Ce sapeur-pompier de 39 ans y explique qu'il était pris au piège, comme les autres, dans sa chambre. Qu'il a dû se réfugier dans sa salle de bains. Et que l'extérieur de l'établissement ressemblait à une « zone de guerre ».

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