Les jeunes Africains s'intéressent à la politique mais s'engagent peu

De jeunes manifestants marocains lors de la révolution égyptienne.
© REUTERS/Youssef Boudlal

Une étude menée par l'institut de sondage Afrobaromètre s’est penchée sur l'intérêt des jeunes pour la politique. Réalisée auprès d’Africains de 33 pays âgés de 18 à 29 ans, elle montre que les jeunes sont intéressés par les débats publics mais ne sont pas pleinement engagés dans les processus politiques.

Principal enseignement de cette étude : 56% des jeunes s'intéressent aux affaires publiques. D'après les données collectées par l'institut Afrobaromètre, ce phénomène est particulièrement marqué en Egypte, en Tanzanie et en Tunisie. Par ailleurs, près de 55% des jeunes interrogés affirment avoir voté récemment lors d'une élection.

Autre critère pour visualiser le degré d'implication des jeunes en politique : leur participation ou non à des associations de type communautaire ou des organisations locales susceptibles d'avoir un impact direct sur leur quotidien. D'après cette étude, la culture de l'engagement des jeunes dans ce type de structure est plus marquée dans les pays anglophones, comme la Tanzanie, et le Nigeria, où 24% des jeunes affirment être un membre actif d'une organisation communautaire.

Malgré l'intérêt des jeunes pour les affaires publiques et la politique, cette étude note un déphasage avec les leaders politiques. Ainsi en Afrique de l'Ouest, 71% des personnes interrogées affirment n'avoir jamais contacté de représentants locaux de gouvernement pour soumettre leurs préoccupations. Cet aspect inquiète les auteurs de ce sondage pour qui « la voix des jeunes et leur engagement sont des aspects fondamentaux du processus démocratique ».


Quel regard portent les étudiants sur la vie politique à l’approche des élections ? A l’université Felix-Houphouët-Boigny d’Abidjan, les jeunes répondent...

La politique engendre toujours des problème.
Au micro, les jeunes et la politique
12-08-2015 - Par Isidore Kouadio