Présidentielle au Burkina: Zéphirin Diabré «prêt pour le combat»

Zéphirin Diabré, chef de file de l'opposition sous Compaoré, brandissant le récépissé de sa candidature à la présidentielle d'octobre.
© RFI/Yaya Boudani

Au Burkina Faso, les candidatures arrivent sur la table du Conseil constitutionnel. Zéphirin Diabré, l'ex-chef de file de l'opposition burkinabè, a remis son dossier pour l'élection présidentielle d'octobre 2015. Après avoir combattu tous les projets mis en place par l'ancien président Blaise Compaoré en vue de modifier la Constitution, le président de l'Union pour le progrès et le changement (UPC) se lance dans la course.

Tonnerre d'applaudissements des militants de son parti lorsque Zéphirin Diabré présente le récépissé attestant le dépôt de sa candidature pour la présidentielle d'octobre 2015. C'est la première fois que celui qui a combattu la mise en place du Sénat et la modification de la Constitution par l'ancien président Blaise Compaoré, va à la conquête du fauteuil présidentiel.

« Maintenant, je suis prêt pour le combat, assure Zéphirin Diabré. Je suis prêt pour le combat parce que l’élection présidentielle est une occasion de choisir un projet de société. Et je le dis haut et fort à mes concurrents : le débat sera rude. Que les incompétents et les incapables se retirent dès maintenant parce que celui qui va sortir ici un projet qui ne tient pas la route, nous n’allons pas le laisser prétendre à diriger notre pays. Le Burkina Faso a besoin d’une catégorie spéciale d’hommes et de femmes pour mettre au-devant de ses problèmes parce que les problèmes de ce pays sont tellement immenses qu’on a besoin de gens capables de les gérer. »

Saisissant l'occasion, le président de l'Union pour le progrès et le changement fait savoir que son parti a introduit un recours contre certaines listes pour les législatives. « Différents partis, y compris l’UPC, ont déposé des recours parce que nous nous sommes rendu compte qu’il y a des partis dans ce pays qui sont là depuis vingt ans et qui ne sont pas capables de mettre une femme par province sur les listes électorales, a-t-il fustigé. On ne peut pas accepter ça et ces partis ne doivent pas être autorisés à concourir parce que la loi est claire : il faut qu’il y ait une femme dans chaque liste de province que chaque parti politique présente. »

C'est sous les acclamations de ses partisans que Zéphirin Diabré a quitté le Conseil constitutionnel pour rejoindre son quartier général.

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