Ban Ki-moon au Nigeria, le chef de l'armée échappe à une attaque

Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon à son arrivée à Abuja, au Nigeria, le 23 août 2015
© REUTERS/Afolabi Sotunde

Le chef de l'armée du Nigeria, le général Tukur Buratai, a échappé à une embuscade des éléments de l'Etat islamique en Afrique de l'Ouest, ex-Boko Haram. Une attaque qui est intervenue à la veille de l'arrivée du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon à Abuja pour y commémorer la meurtrière attaque de Boko Haram contre le siège de l’ONU en 2011, qui avait fait 21 morts.

Durant ces 48 heures, à Abuja, le secrétaire général des Nations unies doit s'entretenir avec le président Muhamamadu Buhari, au pouvoir depuis le 29 mai. Au menu des discussions figurent la sécurité, le changement climatique et le développement économique.

Un dîner officiel est prévu avec les gouverneurs des Etats et de grands industriels. Ban Ki-moon rencontrera également de nombreux acteurs de la société civile et effectuera une visite de terrain dans le quartier de Kuje, dans les environs d'Abuja.

Le secrétaire général des Nations unies veut aussi renouveler son soutien aux représentants de " Bring Back Our girls ", mouvement œuvrant pour la libération des jeunes filles de Chibok, dans le nord-est du Nigeria, retenues par la branche ouest-africaine de l'Etat islamique, depuis bientôt 500 jours.

Le point d’orgue du programme de Ban Ki-moon, au Nigeria, sera l'hommage rendu aux victimes de l'attentat à la bombe du 26 août 2011. Lors de cette attaque-suicide, revendiquée par Boko Haram, contre la représentation de l’ONU, à Abuja, où travaillaient 400 employés, 19 personnes sont mortes.

Enfin, cette visite de Ban Ki-moon est sa seconde au Nigeria et elle ponctuera la présidence tournante du Conseil de sécurité assurée, durant ce mois d'août, par le Nigeria.

Le chef de l'armée échappe à une embuscade

Et c'est à la veille de l'arrivée du Secrétaire général de l’ONU arrive au Nigeria, que le chef de de l’armée nigériane, le général Tukur Buratai, a échappé indemne à une embuscade dans le nord-est du pays.

Le général Buratai visitait samedi un contingent de l’armée, à Faljari, à 45 km de Maiduguri, capitale de l’Etat de Borno. Il venait remonter le moral des troupes après l'explosion d'une mine vendredi près de Dikwa, qui avait causé la mort de deux soldats. Son convoi a alors été attaqué. Au cours de la fusillade dix militants islamistes et un soldat nigérian ont été tués.

Faljari est comme un village fantôme : les écoles sont détruites, les maisons sont en ruines, il n’y a pas d’eau, ni d’électricité. Les habitants ont fui ce chaos et les violences de Boko Haram. Mais certains insurgés rôdent encore dans les alentours. Cachés dans les débris d’un bâtiment, ils tendent une embuscade à une colonne de militaires, venus sécuriser les lieux, comme l'explique le correspondant de la rédaction anglaise de RFI :

« Les militaires ont été surpris par des tirs. Des hommes de Boko Haram les ont attaqués avec des kalachnikovs et des pistolets. Ces hommes étaient cachés dans des bâtiments en ruines. Mais une seconde colonne de militaires a encerclé les lieux. Les échanges de tirs étaient nourris. Ça tirait dans tous les sens ».

Les échanges de tirs durent une quarantaine de minutes. Les militaires parviennent à prendre le dessus. 10 insurgés sont arrêtés, 5 autres sont blessés… Face à des centaines de militaires épuisés, le nouveau chef d’état-major de l’armée, le général Tukur Buratai, promet d’améliorer les conditions de travail de ses troupes :

« Les routes doivent être nettoyées. La prochaine étape n’est pas loin, c’est Mafa. Vous devez vous assurer que les voies sont sécurisées. Je sais que vous faites du bon travail. J’ai aussi été briefé sur vos demandes concernant vos besoins logistiques. Nous allons étudier toutes ces requêtes. Et je vous promets que les choses vont changer, surtout pour ce qui concerne vos rations alimentaires et vos équipements ».

Depuis quelques semaines, les militaires ratissent les villages proches des frontières avec le Niger et le Cameroun. Des zones par ailleurs, polluées par la présence de mines. 

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.