Elections en RDC: l'ONU et les Etats-Unis maintiennent la pression

Thomas Perriello, le nouvel envoyé spécial américain dans la région des Grands Lacs, avec le président Barack Obama, en octobre 2009.
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Alors qu'un glissement du calendrier électoral en RDC est de plus en plus dans les esprits, la communauté internationale insiste pour que l'élection présidentielle soit tenue dans les délais prévus par la Constitution. Les Etats-Unis et les Nations unies ont successivement pris position mercredi 26 août.

L'envoyé spécial américain pour les Grands Lacs, Thomas Perriello, a rencontré le président Joseph Kabila hier. Il lui aurait rappelé la position de Washington : respect des délais constitutionnels et alternance en 2016.

« Concernant les élections planifiées en RDC et le respect de la Constitution, le président Obama a toujours signifié la nécessité de respecter la Constitution et la loi (...) Avec toute notre considération pour la RDC, nous avons évoqué ces sujets avec le président Kabila durant notre entretien (...). Ce qui est important, c'est que les élections législatives et présidentielle prévues l'année prochaine soient organisées. »

De son côté, le patron de la Monusco, Martin Kobler, a également rappelé lors de la session de questions-réponses l'importance de respecter la Constitution. Si aujourd'hui, selon le calendrier de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), les élections provinciales, municipales, urbaines et locales devraient avoir lieu le 25 octobre 2015, le plus important, ce sont pour lui le respect des délais pour les législatives et la présidentielle : « Je ne sais pas si c'est réaliste d'avoir au mois d'octobre des élections locales. Notre position est très claire : la Constitution doit être gardée, les législatives et présidentielle doivent prendre place au mois de novembre 2016, et, troisièmement, tout ce qui est entre maintenant et novembre 2016 ne doit pas mettre en danger les élections présidentielles. Notre n'interfèrerons jamais dans les affaires intérieures du pays, mais nous maintenons notre position selon laquelle la Constitution devrait être gardée. »

Martin Kobler a aussi proposé lors de cette conférence de presse hebdomadaire hier que la Commission électorale nationale indépendante fournisse un calendrier électoral « réaliste et finançable ».