RCA: la RDC enquête sur des accusations de viols par ses troupes

Un soldat congolais de la Minusca à Bria.
© RFI / Laurent Correau

La RDC envoie des responsables de l'armée pour enquêter sur les accusations de viol contre ses casques bleus, dans le cadre de l'opération de maintien de la paix en Centrafrique. Trois militaires du contingent congolais de Bambari sont accusés d'avoir eu des rapports sexuels avec des jeunes femmes, dont une mineure. La délégation congolaise envoyée sur place par Kinshasa est arrivée à Bambari ce vendredi soir.

Le 18 août dernier, l'Organisation des Nations unies envoie une note à Kinshasa. Trois casques bleus congolais sont accusés de viol. La RDC a 10 jours pour ouvrir une enquête. L'ONU précise que cette affaire est la quatrième du genre et promet des sanctions si rien n'est fait. Le ministre congolais de la Justice, Alexis Thambwe Mwanba dit avoir immédiatement pris ses responsabilités.

« Nous avons reçu une dénonciation de la part du secrétariat général des Nations unies, avec des allégations de viols qui auraient été commis par nos éléments, explique-t-il. Nous avons considéré qu’il fallait réagir immédiatement. Donc un général de brigade, qui est avocat général des forces armées est sur place avec trois autres enquêteurs, dont un colonel et deux majors. »

Tolérance zéro

Le ministre promet des poursuites si les accusations sont avérées. La responsable de la communication de la Minusca, Myriam Dessables, salue la démarche congolaise. Pour elle, cette enquête illustre la politique affichée par l'ONU de tolérance zéro en matière d'exploitation et d'abus sexuels.

« Ce qu’il est possible de faire, on le fait, affirme Myriam Dessables, surtout pour la protection des victimes. Le siège des Nations unies à New York, continue et particulièrement ces jours-ci - je crois que ce n’est un secret pour personne – de mettre une pression sur les Etats membres, pour qu’ils mènent à bien les investigations, et qu’ils aillent jusqu’au bout des processus de justice pour les cas concernés.

Tout repose donc sur la justice congolaise, qui devra transmettre le résultat de son enquête au siège des Nations unies.

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